L'économie a horreur du vide. C'est ce que laissent entendre les promoteurs de la ferme des 1 000 vaches. Si les Français ne sont pas en mesure d'approvisionner les industriels qui misent sur les marchés de très grande consommation, d'autres le feront. Les Polonais ou Européens du nord ne mettront pas longtemps à nous prendre ces marchés. Tout comme les Allemands nous ont pris les marchés de la volaille de grande série. En économie, agricole ou non, baisser un tant soit peu la garde sur la compétitivité c'est ouvrir la porte à la concurrence venue d'autres pays, parfois lointains. C'est pourquoi il est illusoire de tenter de barrer la route à des exploitations comme la ferme des 1 000 vaches – qui renouvelle son objectif de bien atteindre les 1 000 vaches et non de rester à 500. Tout au moins tant qu'on ne ferme pas les frontières, ce qui n'est pas souhaitable.

Et puis, est-ce si diabolique que cela, 1 000 vaches ? Question environnement, une telle installation est bien plus en mesure d'investir dans des équipements de traitement d'effluents. Côté social, l'emploi s'y retrouve davantage que si les producteurs de lait de la région abandonnaient pour ne plus faire que des grandes cultures. Or, c'est bien cela le problème. Les éleveurs décrochent dans les zones intermédiaires ou en tout cas moins bien placées que les trois régions de l'Ouest. Pourtant, il s'y trouve des laiteries qui ont besoin de tourner. Va-t-on les inciter à aller chercher du lait dans d'autres pays ou régions? Elles ne tiendraient pas longtemps le coup.

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L'abattage du porc souffre terriblement en raison de la réduction du nombre d'animaux à abattre. Voyez Gad. Laissez la production laitière péricliter ailleurs que dans l'Ouest et on aura des Gad laitiers à répétition.