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Viticulture VIF : des rencontres nationales et des projets

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Les Vignerons indépendants de France ont présenté le 23 février à Paris leurs Rencontres nationales qui se tiendront les 29 et 30 avril au château de Longchamp, en Saône-et-Loire. Pendant deux jours, des conférences sur des sujets d’actualité seront suivies de visites d’exploitations destinées à illustrer les propos tenus par des cas pratiques. A l’occasion de ces journées, trois groupes de travail seront lancés pour réfléchir notamment à de nouveaux services aux adhérents.

Au cours de ces deux journées, qui remplacent le congrès du syndicat, les thèmes abordés iront du réchauffement climatique aux attentes des consommateurs. Avec des ateliers sur la surmaturité des raisins, le manque d’acidité et les pratiques œnologiques correctives. Ou encore les paramètres qui influencent le cycle végétatif de la vigne. Une place sera faite également au comportement des consommateurs qui seront représentés par Alain Bazot, président de l’Union fédérale des consommateurs. Typicité, terroir, démarches environnementales… Il est question pour les VIF de mesurer la confiance qu’apportent les signes de qualité, et de comprendre quels liens sont établis, par exemple, par les consommateurs entre les pesticides et vin.

Une marque collective pour vendre le vin en vrac
A l’occasion de ces rencontres, trois groupes de travail vont engager des réflexions de fond. Elles porteront sur la vente de vin en vrac au sein des VIF (60% en font).
« Nous sommes peut-être en mesure de nous organiser, pour ce qui est du vin sans indication géographique, et de mettre en place une marque collective avec un logo », a expliqué Michel Issaly, président des VIF.
Une autre réflexion portera sur la viticulture après 2013 (fin de l’actuelle Pac). Le dernier groupe travaillera sur la mise en place d’une plate-forme « multiservices » pour les adhérents. « C’est un projet ambitieux qui est en cours d’expertise. Le premier essai de plate-forme logistique à Bercy a été un échec. Nous devons comprendre pourquoi. Le but est d’apporter des solutions commerciales aux adhérents », poursuit le président des VIF.

Une plate-forme « multiservices » en réflexion
La plate-forme devra faciliter les expéditions et en réduire les coûts y compris à l’exportation.
Un salon professionnel des VIF qui s’est tenu à Londres en janvier a permis de mesurer l’engouement des Anglais pour les vins de petits vignerons. Les achats de ce segment de gamme sont en hausse de 2,5% au Royaume Uni.
Environ 300 vignerons sont attendus sur les quelque 8000 adhérents que comptent les VIF. Le syndicat espère faire mieux qu’en 2009 (200 adhérents présents) et accroît sa communication en ce sens.
Le nombre d’adhérents est stable au sein des VIF même si le mouvement dit en recruter de nouveaux. En effet, des entreprises touchées par la crise, ont disparu. Malgré cela, selon Michel Issaly, les entreprises viticoles indépendantes sont très dynamiques : « Aujourd’hui, massivement, ce sont les petites entreprises qui cherchent à utiliser l’enveloppe pour les investissements de l’OCM. Elles se donnent les moyens de repartir après la crise ».

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