Des viticulteurs du Languedoc-Roussillon ont reçu de leur préfecture des lettres leur demandant de laisser libre l’accès de leurs parcelles aux engins de prospection pour les gaz de schiste sitôt les vendanges terminées, écrit la Confédération paysanne dans un communiqué du 22 septembre. « D’autre part, Total vient de communiquer sur de soi-disant nouvelles méthodes d’exploitation des gaz de schiste excluant la fracturation hydraulique interdite par la loi de juin 2011 », observe le syndicat. « Alors qu’à ce jour, aucun élément ne permet de penser que Total maîtrise une technique sûre de prospection ou d’exploitation de ces gaz de schiste », poursuit le communiqué qui s’inquiète : les paysans pourraient être les premiers concernés par les conséquences de cette exploitation : pollution des eaux, spoliation de grandes superficies, etc. Il estime « très dommageable d’envisager comme solution énergétique l’utilisation d’une ressource fossile qui retardera d’autant la mise en place des réelles solutions que sont les énergies renouvelables non émettrices de CO² ». En conséquence, la Confédération paysanne appelle ses adhérents et l’ensemble des paysans à la vigilance et à la résistance non violente contre cette campagne de prospection qui s’annonce.
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