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En direct de Bruxelles Vin : Bruxelles veut tous les pouvoirs

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Dans la droite ligne de la réforme de l’organisation commune de marché viti-vinicole de décembre 2007, la Commission européenne entend maintenant imposer ses vues à l’échelle internationale en faisant adhérer l’UE en tant que telle à l’Organisation mondiale de la vigne et du vin. Mais cette démarche est loin de séduire la majorité des Etats membres. Ainsi, dix-huit d’entre eux veulent en savoir plus sur ses intentions avant de l’autoriser à conduire des négociations qui obligeront les Etats membres à abandonner une partie de leur pouvoir en matière de législation. Se voulant rationnelle, la Commission fait, pour sa part, valoir que sans statut officiel, l’Union n’est pas autorisée à prendre part aux divers débats techniques qui ont lieu au niveau international. Une lacune qu’il convient, selon elle, de combler sans retard vu la place importante occupée par l’Europe sur la scène viticole mondiale en termes de production, de consommation et de superficies. Sans doute soucieuse de préserver les intérêts des pays producteurs, la France propose, dans un premier temps, de doter l’UE d’un simple statut d’observateur qui pourrait évoluer par la suite vers une adhésion pleine et entière. Mais la Commission sera probablement peu encline à accepter un compromis qui ne la mettrait pas en position de force à l’OIV.

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