L'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA) et l'Institut français de recherche de la vigne et du vin (IFV) ont signé le 8 octobre un partenariat visant à une collaboration renforcée en recherche, développement et formation dans les domaines de la vigne et du vin. Un des principaux objectifs est de mieux lutter contre les maladies de la vigne, notamment la maladie du bois de la vigne, qui est en train de ronger peu à peu le vignoble français.
L 'APCA et l'IFV ont signé une convention-cadre sur l'innovation, pour activer celle-ci. Les partenariats entre les deux entités existent, mais il s'agit de les formaliser et de les renforcer.
Cela en raison de deux nouveaux défis : celui de l'agroécologie et celui de la maladie du bois, qui s'étend peu à peu dans le vignoble français.
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La convention APCA-IFV a pour objectif l'élaboration de références techniques et le transfert des innovations. Cas de thèmes d'innovations : la sélection clonale, la mise au point de cépages plus résistants aux maladies pour que les vignes dépendent moins des traitements phytosanitaires, l'adaptation de cépages étrangers, la réhabilitation de cépages oubliés. Les travaux tendant à réduire l'utilisation d'intrants « sont très importants », a insisté Bernard Nadal, président de l'IFV. Un exemple de partenariat existant entre des chambres et l'IFV a été cité, par Michel Badier, conseiller viticole à la chambre d'agriculture du Loir et Cher, comme modèle de partenariats à développer : VinOpôle, un programme d'actions mené par plusieurs chambres d'agriculture du Val de Loire, l'IFV d'Amboise et deux lycées agricoles, regroupe des expérimentations pour réduire les intrants, élaborer des stratégies innovantes de valorisation des vignobles, comme par exemple la mise en valeur d'un cépage local, le côt.
Un gros dossier, la maladie du bois de la vigneUn défi d'importance est à relever, celui de la maladie du bois de la vigne. Guy Vasseur, président de l'APCA, a insisté sur la nécessité de mobiliser les énergies sur la lutte contre cette maladie encore mystérieuse, dont les symptômes sont le dépérissement du cep, puis des feuilles, en quelques jours. « Cette maladie est brutale, un peu comme une crise cardiaque », a précisé Jean-Pierre Van Ruys, directeur général de l'IFV. Cette maladie « gravissime », selon Guy Vasseur, atteint 12% du vignoble français et progresse de 5 à 7% par an. Or, malgré cette avancée inexorable, scientifiques et parlementaires mettent trop de temps à s'attaquer au problème, selon Guy Vasseur. Un des effets attendus du partenariat APCA-IFV est de sensibiliser la recherche à l'enjeu de la maladie du bois de la vigne. Cette maladie « devrait être déclarée cause nationale », a estimé le président de l'APCA.