Abonné

Viticulture « Vin de France » : un millier d’opérateurs habilités

- - 3 min

Un millier d’opérateurs ont déjà été habilités à mettre en marché des vins étiquetés « vin de France », a annoncé l’Anivin de France, interprofession des vins sans indication géographique, le 22 juin à Paris, à l’occasion du lancement d’une campagne de communication grand public. Les metteurs en marché travaillent à créer des marques autour des vins de cépage.

Six mois après le début des habilitations, la nouvelle dénomination « vin de France » a déjà séduit un millier de metteurs en marché de différentes tailles, qui veulent l’utiliser sur les marchés d’exportation.
Parmi les opérateurs habilités, de grands groupes comme Castel, Grands chais de France, Uccoar, Ackerman Rémy Pannier… et un grand nombre de petits opérateurs comprenant des vignerons indépendants.
Selon l’Anivin, les perspectives à fin 2012 sont de 130 millions de cols vendus sous la dénomination « vin de France », soit environ un million d’hectolitres.
Pour créer les « vins de France », les grands groupes proposent aux viticulteurs de s’engager par contrat (contractualisation) et de respecter un cahier des charges de la marque.
« Nous voulons accroître la compétitivité de ces vins par l’irrigation, la mécanisation, la vinification…. La filière française peut être plus compétitive », a déclaré René Moréno, président de l’Anivin.

Regagner des parts de marché hors frontières
La possibilité d’assembler des vins d’un même cépage, d’un ou plusieurs millésimes, provenant de différentes régions de France, était attendue des metteurs en marché. Elle leur permet de créer des marques avec des goûts spécifiques et constants, se sont réjoui les groupes présents.
« Le nom du cépage est devenu un référent incontournable », a expliqué René Moreno, également producteur de vin dans le Languedoc-Roussillon.
« Depuis l’arrivée sur le marché international très bataillé des vins du nouveau monde (Australie, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Chili, Argentine...), l’offre s’est profondément modifiée » en mettant en avant le cépage, a souligné le président de l’Anivin.
La France, restée centrée sur une segmentation liée au terroir, a été distancée sur les marchés d’exportation.
« En une génération, nous avons perdu 20 à 30% de parts de marché », a estimé pour sa part Bertrand Praz, responsable des achats aux Grands Chais de France, qui se revendique comme le leader français de l’exportation de vins.
L’interprofession, qui veut regagner du terrain, disposera d’un budget annuel de 800 000 euros pour la promotion des vins à l’export.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

indication géographique
Suivi
Suivre