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Vin : Didier Guillaume s’insurge contre l’importance donnée aux « petites phrases »

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En visite le 17 janvier au Sival d’Angers, le salon des techniques des productions végétales, le ministre de l’Agriculture s’est insurgé contre l’importance donnée aux « petites phrases », à propos de sa déclaration sur le vin, « un alcool pas comme les autres ». Il a fait part de son agacement devant « la France toujours en colère ».

Interrogé au Sival sur le stand du CTIFL, le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes, à propos de sa déclaration, la veille, « le vin n’est pas un alcool comme les autres », Didier Guillaume a rétorqué : « On vit dans un pays où les petites phrases font l’actualité et prennent une importance incroyable. Je ne comprends pas, tout le monde est en colère en France. On ne peut pas discuter sereinement, sans que cela provoque un déchaînement. On vit dans une France en colère », s’est-il insurgé. Il a voulu replacer ses positions dans leur contexte : « Je défends la viticulture parce que c’est avant tout une activité culturelle, et une économie qui s’exporte dans le monde entier ». « Je ne vois pas dans la viticulture un lobby, mais des femmes et des hommes qui perpétuent une tradition et qui innovent », a-t-il ajouté.

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vin sans alcool
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Quelques minutes après, le ministre de l’Agriculture est venu sur le stand de la FNSEA. Sa présidente Christiane Lambert a commenté ainsi le sujet du vin : « C’est une bonne chose que le ministre ait eu à clarifier sa position sur l’alcool. En général, quand on boit du vin, on n’est pas dans la démarche de celui qui boit pour se saouler, mais plutôt dans un contexte convivial. Nous sommes ici en Anjou, on est autant dans la connaissance du vin que de sa consommation ». À propos de la polémique, elle a fustigé la « peopolisation de l’information ».

« Je défends la viticulture parce que c’est avant tout une activité culturelle, et une économie qui s’exporte dans le monde entier »