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Vin : érosion du rendement de 9 hl en 20 ans

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L’érosion des rendements de vin est un fait que remarquent de plus en plus les milieux viticoles français. Certes, la régression de la production, sur longue période, donc durable, qui expose la France à perdre des parts de marché dans le monde, est en partie due à un effilochage des surfaces d’environ 130 000 hectares en 20 ans. Le vignoble français est passé de 915 000 ha en 1996 à 787 000 ha en 2017, selon FranceAgriMer. Mais l’effritement des rendements est aussi un facteur avéré et quantifié. FranceAgriMer l’évalue à 9 hectolitres en 20 ans. Les raisons sont multiples : la moindre fertilisation de la vigne, le retrait de molécules phytosanitaires, l’implantation de cépages plus qualitatifs. Mais d’autres nombreuses causes interviennent. Comme la fréquence et l’intensité croissantes des aléas climatiques : grêle, gel, sécheresse, mildiou. Or, le changement climatique se manifeste par une exagération des aléas. Et aussi comme le phénomène de dépérissement des ceps de vigne, qui serait responsable de la moitié de ce décrochage de 9 hl à l’hectare, selon Christophe Riou, directeur adjoint de l’Institut de la vigne et du vin (IFV).

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