Des chercheurs de l’Inra et de l’Université américaine d’Harvard suggèrent qu’un des leviers pour adapter la viticulture au changement climatique est d’exploiter la diversité des cépages cultivés, a indiqué l’Inra le 3 janvier. Il faut pour cela planter « des cépages moins connus » et encourager « de nouvelles pratiques chez les viticulteurs et les consommateurs ». Or, seulement « 1 % des cépages (12 variétés de raisin de cuve cultivées sur 1 100) occupe environ 45 % des vignobles dans le monde », rapporte l’Inra, et même plus de 80 % dans certains pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et surtout la Chine. « Il est donc important d’expérimenter des cépages venus d’ailleurs dans les différentes zones de production pour évaluer leur potentiel face aux changements futurs », comme le fait déjà l’Institut des sciences de la vigne et du vin (ISVV) à Bordeaux, sur une cinquantaine de cépages en climat bordelais. L’étude des chercheurs a été publiée dans la revue Nature Climate Change le 2 janvier.
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