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Vin : Fesneau réclame un groupe de travail sur l’arrachage dans le vignoble bordelais

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Marc Fesneau a réclamé le 18 octobre la création d’un groupe de travail sur l’arrachage dans le vignoble bordelais, apprend-on auprès du CIVB (interprofession). Lors d’une réunion avec des parlementaires et la profession viticole girondine, le ministre de l’Agriculture a répondu favorablement à leur demande d’un groupe de travail « pour explorer toutes les voies, notamment un soutien via le Feader, de mise en place d’un dispositif d’accompagnement à l’arrachage », indique le vice-président Bernard Farges. C’est la préfète de la Nouvelle-Aquitaine Fabienne Buccio qui est chargée d’installer ce groupe de travail avec le conseil régional. Il s’agit de plancher sur une évolution du Feader permettant d’orienter ces fonds européens vers une reconversion du vignoble. La voie de l’OCM (Organisation commune de marché) reste une autre option, mais le ministre ne souhaite pas l’ouvrir « pour l’instant », vu le temps nécessaire à une modification de ses règles, rapporte Bernard Farges. Le vignoble bordelais semble s’accorder sur une demande d’arrachage de 10 000 hectares à 15 000 hectares à hauteur de 10 000 €/ha, soit un budget de 100 millions à 150 millions d’euros, d’après lui. En plus des fonds Feader, « un soutien financier de l’État doit être trouvé », déclare-t-il.

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Cette réponse de Marc Fesneau intervient après l’alarme répétée le 18 octobre à l’Assemblée nationale par Pascal Lavergne (Renaissance). « Aujourd’hui dans mon département de la Gironde, j’entends les cris des viticulteurs et l’angoisse face à l’absence de perspectives », a déclaré le député, évoquant une succession de crises (taxes Trump, crise Covid, déconsommation). « De nombreux défis nous guettent : la reconversion du vignoble, et plus généralement les outils de régulation, la transition agro-environnementale et la protection contre les aléas climatiques. »

Une demande d’arrachage de 10 000 hectares à 15 000 hectares