Le Copa-Cogeca, organisations et coopératives agricoles de l’UE, s’attend à une baisse des ventes de vin, liée à la conjoncture économique, mais ne juge « pas aujourd’hui nécessaire » de mettre en place des mesures de régulation, a-t-il indiqué le 25 octobre. « On commence à être inquiets pour l’avenir », a déclaré en conférence de presse Luca Rigotti, président du groupe de travail sur le vin, citant la hausse des coûts de production et la baisse du pouvoir d’achat. « Les coûts de production ont atteint des niveaux sans précédent », d’après lui. De quoi peser sur la consommation : « Le pouvoir d’achat diminue en Europe et le vin n’est pas un produit de première nécessité. » Le Copa-Cogeca anticipe une baisse des ventes de vins, y compris à l’export car « l’incertitude économique ne concerne pas seulement l’UE mais aussi le reste du monde ». Dans ce contexte, la filière européenne réclame des interventions visant à réduire la facture énergétique, vu que « le coût disproportionné de l’énergie entraîne aussi l’augmentation du prix de toutes les matières premières (verre, papier, logistique…) ».
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Interrogé sur la mise en place de mesures de régulation (arrachage, distillation, mise en réserve), comme l’envisage une partie du vignoble en France, Luca Rigotti ne les juge « pas aujourd’hui nécessaires ». Si la production européenne de vin est en hausse de 2 % par rapport à l’an dernier, elle reste inférieure à la moyenne quinquennale, d’après un communiqué, soulignant une « timide augmentation des rendements » à cause des sécheresses, températures caniculaires et épisodes de gel/grêle. La filière européenne souhaite avant tout « un dispositif d’accompagnement pour que nos fournisseurs puissent travailler correctement » et avoir des tarifs raisonnables sur les matières sèches, engrais et matériels, a expliqué la vice-présidente Anne Haller.