Abonné

Vin : la consommation mondiale a reculé en 2024, au plus bas depuis 1961

- - 2 min

La consommation mondiale de vin a de nouveau reculé en 2024, à 214,2 Mhl (-3,3 %), son plus bas niveau depuis 1961, d’après une estimation de l’Organisation internationale du vin (OIV) publiée le 15 avril. À l’œuvre, une demande en baisse sur des marchés clés comme les États-Unis et des prix moyens gonflés par de faibles volumes de production, la hausse des coûts et l’inflation générale. Le prix moyen du vin à l’export est 30 % supérieur à l’avant Covid. C’est « la tempête parfaite », souligne Giorgio Delgrosso, responsable de la division Statistiques de l’OIV. La consommation est à la baisse depuis 2018 (-12 %), avec notamment le recul des ventes en Chine, en dépit d’un rebond post-Covid en 2021. « Au-delà des perturbations économiques et géopolitiques de court terme, il importe de prendre en compte les facteurs structurels de long terme qui contribuent aussi au déclin observé de la consommation », souligne l’OIV dans son rapport annuel : nouvelles préférences de consommation ou modes de vie, etc.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

En Europe, qui représente 48 % des ventes, la consommation a baissé de 2,8 % en 2024. Et en France, pays souvent associé au vin, la consommation diminue progressivement depuis des décennies et a encore reculé de 3,6 % l’an dernier. L’Espagne et le Portugal comptent parmi les rares marchés européens où la consommation a crû, modestement. Premier marché mondial, les États-Unis ont vu leur consommation régresser de 5,8 %, à 33,3 Mhl. La production a parallèlement reculé en 2024 à son plus bas niveau depuis plus de 60 ans, de 4,8 % à 225,8 Mhl. C’est encore moins que les estimations les plus pessimistes publiées fin 2024, Espagne et États-Unis ayant abaissé leurs chiffres. Les récoltes ont subi une surabondance de pluies dans certaines zones, de la sécheresse sur d’autres.

L’OIV pointe l’inflation et des changements de consommation