Alors que les vendanges ont débuté dans le Var, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs évoquent, dans un communiqué du 17 août, des ventes de vin en vrac « à 40 € l’hectolitre », dénonçant « une braderie destructrice » qui « tire toute la filière vers le bas ». Les syndicats « appellent l’ensemble des viticulteurs et des coopératives à faire bloc pour stopper immédiatement ces ventes », menaçant de se déplacer « partout où cela sera nécessaire » pour « bloquer ces transactions de la honte ». Selon eux, « pour éviter de voir leurs droits de production et de commercialisation diminuer, certains viticulteurs sont conduits à vendre des volumes à des prix extrêmement bas ». Des transactions qui « font chuter les cours » et servent d’argument « aux mains des acheteurs pour négocier toujours plus bas ». Les syndicats majoritaires préviennent que, avec ces pratiques, « acheteurs comme vendeurs prennent de gros risques juridiques et économiques ». Une allusion à la notion de « prix abusivement bas », élargie aux produits agricoles par la première loi Egalim de 2018. Sur cette base juridique, un viticulteur du Bordelais a fait condamner pour la première fois des négociants début 2024, en première instance – un jugement qui passera en appel le 14 octobre, selon la presse spécialisée.
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