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FranceAgriMer Vin : la production 2012 s’annonce proche de la moyenne quinquennale

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La production française de vin 2012, en repli d’environ 8%, s’annonce proche de la moyenne quinquennale, a indiqué FranceAgriMer le 19 juillet, au lendemain de son conseil spécialisé viticole.

Prévue à 46,5 millions d’hectolitres, contre 50,9 millions d’hectolitres en 2011, la production vinicole française se situera, selon franceagriMer, dans la moyenne quinquennale. Toutes les régions sont concernées par le recul de la production 2012, qui serait de 8,6% : le Languedoc-Roussillon, avec un volume passant de 14,7 millions d’hectolitres à 12,9 millions, les Charentes de 9,3 millions à 8,8, l’aquitaine de 7,4 millions à 7,1 millions, la région Midi-Pyrénées de 2,9 millions à 2,6 millions, la Bourgogne de 1,7 à 1,6. L’exception confirmant la règle, la Corse serait la seule à augmenter sa production, sa production devant passer de 345 000 hectolitres à 370 000. Sur le plan sanitaire, on note globalement une forte pression des attaques de champignons fongique. « Des foyers de mildiou ont été signalés et le risque oïdium est présent », et même si l’état sanitaire global « reste satisfaisant grâce un bon contrôle des maladies », les pluies fréquentes « rendent difficile l’accès aux vignes et limitent la durée de protection des traitements ». Les vendanges sont prévues deux à trois semaines plus tard que l’an dernier.

Opposition des professionnels à la régionalisation du programme national « vin »
Par ailleurs, le conseil spécialisé viticole de franceagriMer, s’est opposé avec force et de façon quasi-unanime à la régionalisation des mesures du programme national « vin », proposée par le gouvernement. Le prochain programme national, quinquennal, qui découle de l’OCM réformée en 2008, entrera en vigueur le 15 octobre 2013, pour application jusqu’en 2018. Les mesures de l’OCM, définies par chaque État membre, sont des outils structurant le vignoble (modernisation, adaptation des vignes à l’évolution des marchés, promotion sur les marchés des pays tiers, etc). Le ministère de l’agriculture saisira prochainement les conseils de bassin viticoles pour leur
demander leur avis sur cette régionalisation. Les conseils régionaux souhaitent reprendre la gestion des mesures liées à l’OCM viticole, mais les professionnels sont contre. ils veulent le maintien de la gestion au niveau national. Le conseil spécialisé a rendu un avis à l’unanimité moins une voix, celle de la Confédération paysanne.
Cette dernière s’est abstenue, non pas tant par attachement à la régionalisation que parce que sa position n’était pas définie. Les professionnels estiment que la gestion régionale des mesures nationales de l’OCM présenterait un « risque de problèmes d’équité, de difficulté d’arbitrage entre régions », a indiqué le président du conseil spécialisé, Jérôme Despey, au lendemain du conseil. Ces arbitrages, « sur quels critères les fonder ? sur le nombre des producteurs ? Leur chiffre d’affaires ? Leur nombre d’hectares ? Leurs volumes ? ».

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