La production mondiale de vin de 2017 est la plus basse depuis le début des années 1960, a indiqué l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), le 24 octobre. Elle est évaluée à 246,7 millions d’hectolitres (Mhl), en recul de 8,2 % par rapport à 2016, alors qu’elle n’était que de 213,5 Mhl en 1961. Cette chute est le résultat d’une production très faible des trois premiers producteurs mondiaux que sont l’Italie (39,3 Mhl, soit -23 %), la France (36,7 Mhl, -19 %) et l’Espagne (33,5 Mhl, -15 %), et d’un net décrochage en Allemagne (8,1 Mhl, -10 %) et au Chili (9,5 Mhl, -6 %). La chute de production dans les pays cités d’Europe occidentale a été causée par le gel et la sécheresse, a précisé Jean-Marie Aurand, directeur général de l’OIV.
Les pays qui ont connu une vendange en hausse n’ont pas été en mesure d’inverser la tendance mondiale de repli de la production : Roumanie (5,3 Mhl, +64 %), Portugal (6,6 Mhl, +10 %), Afrique du Sud (10,5 Mhl, +2 %), Argentine (11,8 Mhl, +25 %), Australie (13,9 Mhl, +6 %). On pourrait citer aussi le Brésil, avec une vendange de 3,4 Mhl, en hausse de 169 %, et voir dans ce pays un futur compétiteur. Quatrième pays producteur mondial, les États-Unis auraient, pour leur part, maintenu leur production à 23,3 Mhl, soit un très léger recul de 1 %.
Quant à la consommation, l’OIV l’estime entre 240,5 Mhl et 245,8 Mhl, soit une moyenne de 234,2 Mhl.
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La vendange la plus petite du demi-siècle écoulé ne devrait pas provoquer de flambée des prix à la bouteille, a estimé Jean-Marie Aurand, car les stocks sont suffisants dans les principaux pays producteurs. En France ils approchent 54 Mhl, soit l’équivalent de plus d’une vendange. En Italie et en Espagne, « les stocks sont d’un niveau analogue » à celui des stocks français, selon le d.g. de l’organisation intergouvernementale.
Les pays qui ont connu une vendange en hausse n’ont pas été en mesure d’inverser la tendance mondiale de repli de la production