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Vin : la vendange 2017 encore plus basse que prévu

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La vendange 2017 est encore plus basse que ce qu’estimait à la mi-novembre le service statistique du ministère de l’Agriculture. Le conseil spécialisé viticole de FranceAgriMer, qui s’est tenu le 20 décembre, évalue maintenant la vendange française à 35,6 millions d’hectolitres (Mhl) de vin, contre 36,8 Mhl estimés par le ministère le 10 novembre.

La vendange 2017 se révèle en chute de 22 % par rapport à celle de 2016, à 35,6 Mhl, et non plus seulement inférieure de 19 %. Cet ajustement de l’évaluation de la vendange a été fourni, lors du conseil spécialisé, par les Douanes à partir des déclarations en ligne qui représentent 97 % des déclarations de récolte. Pour autant, le marché ne risque pas la rupture d’approvisionnement, a commenté Anne Haller, déléguée de la filière viticole à FranceAgriMer : les stocks sont suffisants. Cela tant grâce au VCI (le volume complémentaire individuel, qui consiste pour les vignerons à mettre du vin en réserve), que grâce à la réserve interprofessionnelle, et qu’aux stocks chez les producteurs et chez les négociants, ont insisté les professionnels au conseil spécialisé. Le maintien de l’équilibre du marché n’empêche pas les vignerons de connaître des situations de trésorerie difficiles individuellement et localement, a rappelé Anne Haller. Les vignobles les plus touchés par les faibles récoltes sont l’Aquitaine, le Languedoc, la vallée du Rhône ainsi que la Provence.

Le conseil viticole de FranceAgriMer a voté la reconduction à l’identique (de 2017) des axes de gestion des plantations nouvelles pour 2018. La mesure principale est la reconduction de 1 % d’augmentation des autorisations de plantations, soit environ 8 000 hectares (c’est-à-dire 1 % du vignoble français de 800 000 hectares). Les autres mesures sont le maintien du critère de non-détournement de notoriété (une plantation en VSIG – vin sans indication géographique – doit rester en VSIG). Le maintien des deux critères de priorité : priorité aux nouveaux entrants de moins de 40 ans, et examen du comportement antérieur (priorité aux viticulteurs n’ayant pas d’antécédent de fraude). Enfin, la dernière mesure reconduite est l’application de l’attribution de surfaces équivalentes à tous les demandeurs d’une surface à répartir, selon le mécanisme dit « du plancher ».

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Reconduction à l’identique de 2017 des axes de gestion des plantations nouvelles pour 2018