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Vin : l’AOP Languedoc mise sur le premium et la com'

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Marchés en berne et dérèglement climatique imposent à l’AOP Languedoc, réunie en assemblée générale le 25 juin, de faire évoluer sa stratégie commerciale et son cahier des charges. Fait nouveau : un décrochage significatif des ventes de vin rouge sur le marché chinois, et sur le segment entrée de gamme en grande distribution en France (- 11,8 %). Pour les rosés, première production de l’appellation en volumes (48 %), elle enregistre une légère baisse des ventes, surtout en France, mais obtient toujours de bons résultats à l’export, particulièrement sur le marché américain. Enfin, sur les blancs, les signaux sont au vert.

Aussi, dans ce contexte tendu des marchés du vin, « on incite nos vignerons à ne produire que ce que l’on est capables de vendre et à ne vinifier que les volumes déjà pré-réservés, surtout pour le vrac. On axe aussi notre stratégie commerciale sur le développement des segments premium sur lesquels on est déjà bien présents », indique le président du syndicat, Benoît Cavalier. Pour renforcer la présence de l’AOP sur les marchés, une campagne de communication de grande ampleur est déployée en France et à l’étranger, avec des moyens financiers conséquents (1,2 M€).

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Enfin, avec le dérèglement climatique, si les vignerons veulent continuer à vivre de leur métier, ils n’auront d’autre choix que de faire évoluer le cahier des charges. En termes d’encépagement, outre l’introduction de cépages patrimoniaux, déjà en cours sur les rouges, une réflexion est entamée sur l’équilibre des cépages assemblés dans les blancs. Les autres pistes portent sur la diminution de la densité de plantation, de 4 000 à 2 500 pieds par hectare, voire moins, mais aussi de nouveaux modes de conduite et de taille (espacement des rangs, taille en geneva, double curtain, lyre ou pergola), et le rehaussement du taux de matière organique des sols pour une meilleure pénétration de l’eau.

Une campagne de com' à 1,2 million d’euros