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Vin : le ministère revoit la production 2016 légèrement à la hausse

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Petit ajustement à la hausse de la production de vin 2016 par le ministère de l’Agriculture. Dans sa note de conjoncture mensuelle de novembre, publiée le 9, Agreste situe la production française à 43,195 millions d’hectolitres (Mhl), alors qu’il l’estimait à 42,175 Mhl début octobre. Une évolution consécutive aux précipitations de septembre et aux vendanges tardives.

« Les précipitations à partir de mi-septembre ont été bénéfiques aux vignobles dont les vendanges n’avaient pas débuté, en gommant le stress hydrique et en permettant la poursuite de la véraison », indique Agreste. De plus, le botrytis (un champignon parasite), « un temps menaçant lors des premières vendanges dans les vignobles des régions de l’Ouest, n’a pas progressé par la suite ».

Une vendange supérieure à la moyenne dans le Bordelais

Certains vignobles ont même eu une vendange supérieure à celle des années passées, notamment le Bordelais, grâce à des vendanges particulièrement tardives (fin octobre). Dans ce bassin, la production globale de vins serait supérieure de 12 % à la moyenne 2011-2015.

Dans le reste du Sud-Ouest, la production est revue en légère hausse depuis la dernière estimation, conséquence des précipitations de fin d’été. Elle serait stable par rapport à celle de 2015.

En Languedoc-Roussillon les précipitations de mi-septembre « ont été bénéfiques aux vignobles les plus tardifs », notamment dans le Gard et dans l’Aude, où la production est révisée en légère hausse. La production diminuerait néanmoins sur un an (-10 %), conséquence d’un printemps et d’un été « particulièrement secs ».

Dans le Sud-Est, les précipitations de septembre et octobre ont permis de compenser le déficit initial de production. La vendange augmenterait finalement de 1 % par rapport à 2015.

En Corse, avec l’aggravation de la sécheresse jusqu’aux vendanges, la production serait inférieure de 6 % à celle de 2015.

En Savoie et dans le Jura, les ultimes précipitations conduisent à réviser la production à la hausse.

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En Alsace, les vendanges confirment la hausse de la production sur un an (+ 18 %), après la petite récolte de l’an dernier.

-31 % en Val de Loire, -34 % en Bourgogne

En Charentes, les conditions sèches d’octobre ont permis à la majorité des vendanges de se dérouler tardivement, améliorant ainsi le rendement initialement prévu. La production devrait être néanmoins inférieure de 20 % à celle de l’année précédente.

En Champagne, les conditions climatiques « très favorables au moment des vendanges » ont permis un poids de grappe plus important que prévu. La production est révisée à la hausse depuis la dernière prévision, mais reste inférieure à celle de 2015 (- 23 %), conséquence de plusieurs jours de gel au printemps puis de pertes dues au mildiou.

Dans le Val de Loire et le Centre, la production est revue à la hausse depuis la dernière prévision du fait des précipitations survenues en fin d’été et au faible impact de quelques foyers initiaux de botrytis.

Elle reste cependant prévue en net repli (- 31 %) en raison du gel de fin avril (10 à 50 % de pertes).

La production de l’ensemble du bassin Bourgogne-Beaujolais est prévue en retrait sur un an (- 20 %). Si en Beaujolais, la production est confirmée supérieure à celle de 2015 et à la moyenne 2011-2015 grâce à des précipitations arrivées en fin d’été, en Bourgogne la production recule de 34 % en raison d’un gel qui a atteint le vignoble fin avril sur 10 000 ha et de plusieurs épisodes de grêle qui ont occasionné des dégâts importants en mai.

Les précipitations à partir de mi-septembre ont été bénéfiques aux vignobles dont les vendanges n’avaient pas débuté