Quelques heures après son élection comme nouveau président d’Inter-Rhône, (l’interprofession des vins AOC du Rhône et de la Vallée du Rhône), Philippe Pellaton a annoncé sa volonté de mettre l’accent sur la consommation nationale et régionale, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 6 novembre. Si l’export proche « reste toujours un relais de croissance », la commercialisation a reflué de 16 % sur les huit premiers mois de l’année vers les États-Unis et de 46 % vers la Chine. Le vignoble rhodanien compte donc accélérer ses actions sur le marché national.
Il entend pour cela diversifier la production vers les vins blancs dans les appellations qui en produisent, faire passer la part des rosés de 15 à 25 %, et augmenter la part des vins sous labels environnementaux (bio, HVE, Terra vitis, Vignerons engagés…) sur le marché français. « Si nous mettons en œuvre ces labels environnementaux, nous avons plus de possibilités de vendre. Tous ces labels sont intéressants. Le label bio embarque beaucoup de valeur ajoutée », a-t-il souligné, déplorant néanmoins un mouvement de « déconversions bio » de jeunes viticulteurs, en 2014-2015.
« Il faut aussi rencontrer les consommateurs dans la région, et l’importance du tourisme peut y aider », a-t-il par ailleurs préconisé. Autre levier d’action : poursuivre la hiérarchisation des appellations, dans le sens de la montée en gamme. Le nouveau président d’Inter-Rhône envisage à ce propos « une belle marge de progression », puisque certaines appellations des Côtes du Rhône sont aujourd’hui loin de revendiquer tout leur potentiel de production. Toutes ces actions ajoutées, « on s’aperçoit que finalement les stocks ne pèsent pas tant que ça dans notre région », a-t-il conclu.
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Philippe Pellaton, vigneron, remplace Michel Chapoutier, qui est arrivé au terme de son deuxième mandat au titre du négoce. Il cultive 35 ha de terres dans le Gard.
Les labels environnementaux augmentent les possibilités de vendre