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Vin : les professionnels demandent un dispositif d’arrachage notamment à Bordeaux

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« La profession a exprimé fin juillet auprès du ministère de l’Agriculture un besoin d’arrachage de vigne dans certaines régions (le Bordelais en premier lieu) particulièrement affectées par la crise », indique Bernard Farges, le président du Comité national des interprofessions des vins à appellation d’origine et à indication géographique (CNIV), et ancien président des vins de Bordeaux. Un nouveau rendez-vous est prévu début septembre avec le ministère pour lui présenter des propositions concrètes. L’idée serait de bâtir un dispositif pour l’après-vendange 2023. Le plus évident serait de mobiliser le règlement OCM unique de la Pac, pour une période courte de trois ans environ. Mais il faudra pour cela convaincre d’autres États membres et la Commission européenne. Le secteur planche donc sur d’autres options plus simples à mettre en œuvre au niveau français. « Le dispositif d’aide à la distillation de crise mis en place en 2021 par la Commission européenne et prolongé en 2022 a été efficace à court terme, mais maintenant cela fait deux ans que la crise dure avec la pandémie de Covid-19 qui continue de toucher la Chine et la guerre en Ukraine, et certaines régions ont besoin de réduire leur volume de production », détaille Bernard Farges. Les vins rouges sont les plus concernés.

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