Une production en baisse – à cause de mauvaises conditions climatiques dans l’hémisphère sud et en France –, des surfaces, une consommation et des échanges stables : telles sont les grandes lignes du marché mondial du vin en 2016 présentées le 11 avril par l’Organisation mondiale de la vigne et du vin.
Avec 267 millions d’hectolitres, la production mondiale de vin en 2016 a enregistré un recul de 3 %, selon les données présentées le 11 avril à Paris par l’Organisation mondiale de la vigne et du vin (OIV). L’Italie (50,9 Mhl, +2 %) confirme sa place de premier producteur mondial, suivie par la France (43,5 Mhl, -7 %) et par l’Espagne (39,3 Mhl +4 %). Le niveau de production reste élevé aux États-Unis (23,9 Mhl, +10 %).
Dans les pays d’Amérique latine et en Afrique du sud, les conditions climatiques défavorables ont pesé sur les productions : Afrique du Sud -6 % (10,5 Mhl), Chili -21 % (10,1 Mhl), et Argentine -29 % (9,4 Mhl). Production très faible également enregistrée en Hongrie (1,86 Mhl, soit -38 %). Côté hausses : la production australienne enregistre une vendange proche de 13,0 Mhl (+9,4 %) et la production néo-zélandaise retrouve un niveau de production proche de son record de 2014 (3,1 Mhl, +34 %).
Les premières estimations de récolte 2017 dans l’hémisphère sud font état de productions généralement à la hausse par rapport à 2016 à l’exception de l’Australie et de la Nouvelle Zélande qui prévoient une production sensiblement équivalente à celle de l’année dernière, indique l’OIV.
La baisse des surfaces ralentit en Europe
La surface du vignoble mondial s’est maintenue à 7,5 millions d’hectares en 2016 avec des variations régionales. La superficie viticole chinoise continue de progresser (+16 800 ha), confirmant sa 2e place mondiale. Le rythme de réduction du vignoble de l’UE a nettement ralenti : il s’établirait à 3,3 millions d’ha, en recul de 26 000 ha entre 2014 et 2015. Dans le détail : seul le vignoble italien augmente de 8 200 ha à 690 000 ha retrouvant en 2016 une taille équivalente à celle qu’il avait en 2014, l’Espagne reste largement en tête pour les surfaces cultivées avec 975 000 ha à un niveau stable de même qu’en France (785 000 ha), en Roumanie (191 000 ha) et en l’Allemagne (102 000 ha). La taille du vignoble diminue par contre au Portugal (- 9 000 ha à 195 000 ha) et en Grèce (- 2 000 ha à 105 000 ha).
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En dehors d’Europe, les surfaces sont globalement stables à 3,5 Mha.
Consommation stable, échange en léger recul
Quelque 242 Mhl de vin ont été consommés en 2016, soit une stabilisation depuis 2009. Avec une consommation de 31,8 Mhl de vin en 2016, les États-Unis confirment leur position de 1er consommateur mondial depuis 2011 (+2,5 % par rapport à 2015), suivis par la France (27,0 Mhl, -0,7 %), l’Italie (22,5 Mhl, +5 %), l’Allemagne (20,2 Mhl, -1,8 %) et la Chine (17,3 Mhl, +6,9 %).
Les échanges mondiaux de vin ont connu une légère diminution en volume (104 Mhl, -1,2 %) mais ils ont été mieux valorisés (29 Mrd €, +2 %). En volume, l’Espagne demeure le premier exportateur mondial avec 22,9 Mhl (-7 %) et une part de marché de 22 %, suivie par l’Italie et la France, toutes deux en légère hausse. Les exportations du Chili (9,1 Mhl), de l’Australie (7,5 Mhl) et de l’Afrique du sud (4,3 Mhl) se maintiennent globalement alors que celles des États-Unis enregistrent une baisse importante (-9,5 % à 3,8 Mhl.). En valeur, c’est la France qui est le premier exportateur avec 8,2 Mrd € en 2016, soit 28,5 % de la valeur mondiale, suivie par l’Italie (5,6 Mrd €, 19,3 % du marché) et l’Espagne (2,7 Mrd €, 9,6 % du marché) pour qui la forte part du vrac dans les exportations (55 % du volume mais seulement 19 % de la valeur globale) conduit à un prix moyen bien plus faible que ses deux principaux concurrents.