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Vin : un vigneron condamné pour dégradation de bouteilles bradées en GMS

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Un viticulteur de Gironde a été condamné le 9 avril par le tribunal de Libourne à 500 euros d'amende avec sursis, pour avoir « détérioré » dans des supermarchés des étiquettes de vins vendus à très bas prix lors d’actions avec son syndicat durant l'hiver. Il avait barré ou apposé des autocollants « produits importés » sur les codes-barres et étiquettes de vins vendus moins de 3€ chez Lidl et Leclerc. « On est là pour montrer qu'on n'arrive pas à vivre à ces prix-là », avait expliqué à l'audience ce vigneron de l'Entre-deux-Mers, secrétaire général adjoint des JA en Gironde, rejetant l'accusation de « dégradation » puisque « barrer des codes-barres n'altère pas la qualité du produit ». Pour avoir « détérioré » l'équivalent de 18 000 euros de bouteilles en les rendant « invendables », le tribunal de Libourne l'a condamné à 500 € d'amende avec sursis, en deçà des réquisitions du parquet, qui avait demandé 1 000 € d'amende avec sursis. « La détresse des agriculteurs n'a pas été entendue. Pendant que les grandes surfaces vendent du vin à prix cassé, on a des exploitations en redressement judiciaire chaque jour », a réagi le 9 avril le mis en cause auprès de l'AFP, en maintenant que « ces bouteilles restaient commercialisables ». Il va faire appel de la décision.

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