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Vin : une aide au secteur viticole en Afrique du Sud suscite la polémique

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Le déblocage de la troisième tranche d’une aide européenne d’un montant de 15 millions d’euros destinée à financer l’inclusion dans le vignoble sud-africain suscite la polémique dans un contexte de crise du secteur en Europe. « La décision de débloquer ces fonds maintenant est une faute morale et politique grave », s’emporte l’eurodéputée française Céline Imart (PPE, droite) dans une question écrite adressée le 30 juin à la Commission européenne et cosignée par plusieurs eurodéputés de droite et d’extrême droite (PPE, ECR et Patriotes). Un discours qui trouve un écho parmi les professionnels du secteur, notamment en France. « Au moment où nous vivons une crise d’ampleur, je trouve cette décision inadmissible et une vraie provocation pour la filière viticole européenne », a ainsi vivement réagi Jérôme Despey, premier vice-président de la FNSEA (syndicat majoritaire) et viticulteur. Il faut dire que la concomitance avec les discussions autour du paquet Vin qui doit permettre de mieux réguler la production européenne n’aide pas.

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Prévue dans le cadre de l’accord UE/Afrique du Sud de 2002 sur le commerce des vins (qui vient compléter l’accord sur le commerce, le développement et la coopération de 1999), ce soutien communautaire, engagé en 2019 et financé au titre de l’instrument de coopération au développement (et donc pas de la Pac), est censé contribuer à la restructuration du secteur sud-africain des vins et spiritueux. « La mise en œuvre étant toujours en cours, certaines activités sont encore en cours de réalisation. L’appel récemment annoncé le 19 juin 2025 en fait partie », indique la Commission européenne interrogée par Agra. « Le financement accordé n’a pas pour objectif de développer le secteur des vins et spiritueux en Afrique du Sud, mais de favoriser l’inclusion dans ce secteur économique » en apportant un soutien aux petits agriculteurs historiquement défavorisés, assure Bruxelles.