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Commercialisation Vingt-six fruits et légumes affranchis de leurs normes de commercialisation

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En dépit de l’opposition des producteurs, les normes de commercialisation applicables à vingt-six fruits et légumes dans l’Union ont cessé de s’appliquer à partir du 1er juillet 2009. Cette date « marque le retour sur nos étals des concombres courbes et des carottes noueuses », a déclaré Mariann Fischer Boel, commissaire européenne à l’agriculture.

Abricots, artichauts, asperges, aubergines, avocats, haricots, choux de Bruxelles, carottes, choux-fleurs, cerises, courgettes, concombres, champignons de couche, aulx, noisettes en coque, choux pommés, poireaux, melons, oignons, pois, prunes, céleris à côtes, épinards, noix en coque, pastèques et chicorées Witloof : tels sont les vingt-six produits qui peuvent désormais être vendus aux consommateurs quelles que soient leur forme, leur malformation ou leur taille. Aux yeux de la Commission européenne, cette mesure constitue un élément majeur des efforts de rationalisation et de simplification des règles de l’UE ainsi que de réduction des lourdeurs administratives. « Nous n’avons pas besoin de légiférer sur ces questions au niveau de l’UE », a expliqué Mme Fischer Boel. Il est, selon elle, préférable de laisser cela à l’appréciation des opérateurs économiques concernés. « Grâce à ces changements, les consommateurs auront également la possibilité de choisir parmi une gamme de produits la plus large possible ». « Il est absurde de jeter des produits parfaitement comestibles au simple motif qu’ils sont de taille et de forme irrégulières », a encore affirmé Mme Fischer Boel.
Maintien de normes sur dix produits
Toutefois, des normes de commercialisation spécifiques seront maintenues pour dix produits (pommes, agrumes, kiwis, laitues, pêches et nectarines, poires, fraises, poivrons, raisins de table et tomates) qui représentent à eux seuls 75 % de la valeur des échanges de l’UE. Les États membres pourront néanmoins exempter ces produits de l’application des normes s’ils sont commercialisés avec une étiquette spéciale. Concrètement, cela signifie que ces produits qui ne sont pas conformes à la norme pourront être vendus dans le commerce de détail, pour autant qu’ils soient pourvus d’une étiquette portant la mention « produit destiné à la transformation » ou étiquetés de manière à les distinguer des produits relevant des catégories « Extra» , « I » et « II ».

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