Les Vignerons indépendants ont réclamé le 12 septembre des mesures d’« urgence » face à « une crise financière sans précédent ». « Si rien n’est fait, de nombreuses entreprises viticoles devront cesser leur activité d’ici la fin de l’année », alerte le président Jean-Marie Fabre dans un communiqué. La première urgence, selon lui, est d’investir dans la prévention des risques climatiques. Une enveloppe de 2 Md€ sur trois ans est réclamée à l’État pour des mesures de protection contre le gel, la grêle, la sécheresse. La deuxième urgence est de renforcer le dispositif d’arrachage, juge le syndicat, pour qui le calibrage actuel de 150 M€ pour 37 000 ha risque d’être insuffisant. « Il y a encore quelques semaines, les estimations faisaient état de 20 000 ha à 60 000 ha de vignes à arracher. Mais la situation s’est largement aggravée », estiment les Vignerons indépendants. Enfin, la troisième urgence est d’obtenir une « année blanche » bancaire, à laquelle le ministre démissionnaire Marc Fesneau s’était dit « favorable » le 30 novembre au salon Sitevi. Selon le dernier observatoire économique des Vignerons indépendants, plus de 45 % des entreprises viticoles se déclarent en grande difficulté contre seulement 18 % il y a quatre ans.
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