Le Modef a réagi aux nouvelles dispositions de restructuration des appellations décidées par l’Etat, intitulées « Modernisation de la viticulture ». Il note dans un communiqué du 3 décembre que « les viticulteurs sont désormais regroupés par région viticole dans des Organismes de défense et de gestion dirigés exclusivement par les responsables de la FNSEA. Le but final affirmé par la Commission européenne est d’aller vers un nombre de plus en plus restreint d’ODG au niveau du pays, puis de l’UE, laissant à terme deux catégories : vins avec indications géographiques (IG) et vins sans indication ». « Nous ne pouvons que nous inquiéter de cette structuration de la profession qui mènera sans aucun doute à la disparition des AOC », redoute t-il. « Avec l’uniformisation des productions (n’importe quel cépage pourra être planté n’importe où), avec la constitution des bassins de production, les viticulteurs des différentes régions seront mis en concurrence pour le plus grand bénéfice du négoce qui achètera au plus offrant, tirant les prix vers le bas », écrit-il. « Avec la disparition des terroirs, des caves coopératives, la concentration en bassin de production font que les agriculteurs familiaux perdront tout contrôle et n’auront plus aucun moyen de se défendre », selon le Modef. Il demande le rétablissement des certificats d’importation (supprimés cet été par l’UE) et des contrôles douaniers, l’instauration de prix garantis et le maintien des spécificités régionales ainsi qu’une aide à la trésorerie pour les exploitants.

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