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Viticulture : contre l’oïdium, BASF Agro propose les traitement « tôt et fort »

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Face aux attaques d’oïdium sur la vigne, le chimiste BASF Agro propose aux viticulteurs qu’ils traitent « tôt et fort », a-t-il indiqué récemment en présentant à la presse spécialisée la seconde phase de son étude « In vino qualitas ». « Attention aux fausses économies », prévient-il en conclusion de cette étude menée depuis 2006 dans le Languedoc conjointement avec l’Institut coopératif du vin (ICV). L’étude montre que les grappes de raisin les plus touchées à la vendange sont celles qui ont été attaquées tôt par le champignon. À moins de 15% de grains oïdiés à l’étape de la fermeture de la grappe, les dégâts à la vendange peuvent être considérés comme minimes, mais au-delà de ce seuil l’évolution de la maladie s’accélère en l’absence de traitement. Le scénario de conduite « économique », permettant d’économiser 41 euros par hectare par rapport à un autre scénario dit « sécurité » a eu comme conséquence un développement de l’oïdium atteignant 15% à 36% à la vendange selon les années. Le scénario de sécurité a permis de maintenir l’oïdium entre 3,5% et 5%, avec comme avantage des rendements 23 à 25% plus élevés qu’avec le scénario économique. Si l’oïdium n’est pas maîtrisé, « le vin présente des défauts olfactifs et une sécheresse en bouche », a indiqué Vincent Jacus, responsable des cultures spécialisées chez BASF Agro. Les résultats de cette étude sont proposés comme aide au raisonnement de la lutte contre l’oïdium.

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