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Viticulture : la Cnaoc demande que la ligne à grande vitesse tienne compte des vignobles

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Lors de son assemblée générale le 15 novembre à Paris, la Cnaoc (syndicats des producteurs de vins et eaux-de-vie AOC) a voté à l’unanimité une motion concernant le tracé de la future Ligne à grande vitesse en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. « Le tracé actuellement envisagé menace grandement les AOC emblématiques de la Provence, notamment les AOC Côtes de Provence et Bandol », indique Guy Gaspérini, président de l’ODG Côtes de Provence. « Si ce tracé est confirmé, de grandes superficies de vignes vont disparaître », précise t-il. Dans un courrier du 29 juin 2009, Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau, alors ministres, affirmaient : « (Le tracé) empruntera les lignes ou emprises existantes. A défaut, les solutions d’enfouissement seront massivement privilégiées pour protéger (...) les exploitations agricoles et viticoles. ». Pour Christian Paly, responsable de la Commission protection des terroirs à l’INAO, « la viticulture peut comprendre l’intérêt de relier l’Italie à Paris par le TGV. Mais les AOC, les exploitations viticoles et les richesses humaines, paysagères et économiques qu’elles produisent ne sont pas délocalisables. Il faut donc les préserver au maximum ». A travers cette motion, la CNAOC rappelle au gouvernement ses engagements et attend maintenant un passage aux actes pour protéger la viticulture d’AOC,  reconnue d’utilité publique depuis 1980.

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