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In Vivo se lance dans l’assurance récolte

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InVivo, premier groupe coopératif agricole français, lance une solution d’assurance récolte, à destination des 300 000 agriculteurs adhérents aux 206 coopératives de son réseau. Des projets de développement sont prévus au Brésil.

« Offrir des produits d’assurances compétitifs ». Thierry Blandinières, le p.-d.g. d’InVivo, affiche son ambition. Premier groupe coopératif agricole français rassemblant près de 206 coopératives (céréalières et vinicoles), In Vivo et ses 5,5 Mrd € de chiffre d’affaires a annoncé le 12 novembre le lancement de Bioline Insurance, une offre d’assurance récolte destinée à être proposée par les coopératives agricoles du groupe dans leurs offres aux agriculteurs adhérents.

Jusqu’ici, les principales offres fournies par InVivo aux coopératives étaient le négoce d’intrants et de grains. À travers ce nouveau produit, l’entreprise affirme vouloir « rendre l’assurance utile » dans un marché français, dominé par des assureurs (Groupama, Pacifica…), où seulement 25 % des agriculteurs souscrivent à une assurance. « Le système assurantiel n’est aujourd’hui pas optimum car pas assez compétitif », estime ainsi Thierry Blandinières.

1 million d’hectares assurés d’ici 2020

L’offre couvrira 17 événements climatiques dont la grêle ou la sécheresse. Elle permettra également de souscrire en option à une assurance qualité. Principale originalité, l’indemnisation commencera à 10 % de perte de récolte pour des primes d’assurances « au même niveau » que les offres actuelles, assure InVivo. Aujourd’hui, la plupart des contrats actuels se déclenchent à partir de 30 % de pertes, même si des options payantes existent pour abaisser ce niveau.

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« Beaucoup d’agriculteurs estiment que l’assurance récolte est trop chère ou inutile, car elle ne se déclenche jamais ou le coût trop important », explique Antoine Poupart, directeur général de Bioline Insurance. Bioline Insurance imposera en revanche un minimum de 70 % de surfaces assurés aux souscrivant.

Pour pérenniser l’offre, Bioline a également signé un contrat-cadre « avec un assureur de renommée mondiale », sans dire son nom, comprenant un objectif de 1 million d’hectares assuré d’ici 2020. « 11 coopératives ont déjà signé et lancé le déploiement de l’offre. Deux ont commencé les ventes la semaine dernière », détaille Antoine Poupart. Bioline Insurance table sur 30 coopératives dès l’année prochaine, et peut espérer toucher près de 300 000 agriculteurs français à travers le réseau In Vivo. « Nous avons aussi des projets de développement au Brésil », ajoute M. Poupart.

Diversification des services aux coopératives

En lançant cette offre, le groupe poursuit sa stratégie de diversification des services aux coopératives, initié notamment avec une plateforme numérique comme Ouifield, place de marché de biens et services pour les adhérents du groupe. « Avec Smag nous disposons de 30 ans d’histoire et de données agricole, ce qui nous rend très attractifs pour des assurances », explique d’ailleurs Thierry Blandinières en évoquant l’éditeur de logiciel de gestion à destination du monde agricole. InVivo, qui n’exclut pas la possibilité de lancer d’autres offres d’assurance dans les deux ans (couvrant les risques de variations de prix des matières premières ou les risques sanitaires) explique ainsi vouloir à terme « offrir une solution globale aux agriculteurs », détaille Thierry Blandinières.