En quelques jours, la FGA-CFDT a lancé des appels à la grève dans au moins trois usines distinctes pour exiger des hausses de salaires. Deux de ces mouvements ont concerné le leader de la volaille LDC, le 4 novembre : dans cinq sites d’Arrivé Maître Coq (en Vendée), et dans son site de Bazas (Gironde) avec la CGT. Rappelant dans un communiqué que « le Smic a été augmenté de 2,2 % au 1er octobre », la CFDT demande « une augmentation générale des salaires […] de 100 € nets mensuels » pour l’ensemble du groupe. « Le groupe LDC a refusé la réouverture des négociations et propose le versement d’une prime PEPA de 220 € nets », dénonce le syndicat. Par ailleurs, après une journée de débrayage le 2 novembre, les salariés de l’usine d’ovoproduits morbihannaise PEP Cocotine (Eureden) se sont mis en grève illimitée le 3 novembre. Là encore, le syndicat a obtenu « 1 % au maximum » alors qu’il demandait 5 % d’augmentation, d’après la déléguée syndicale CFDT, Maryline Étienne, citée par Ouest-France. Au-delà des négociations en entreprises, la FGA-CFDT a exigé par courrier « l’ouverture immédiate de négociations sur la reconnaissance des salariés » pour « toutes les branches agroalimentaires ». Selon le syndicat, une réunion sur ce sujet serait prévue « mi-décembre » pour la branche volaille, un délai « inacceptable ».
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