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UE/Etats-Unis Washington prêt à négocier avec l’UE sur le poulet chloré, les OGM et le clonage

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Lors d'une série de rencontres avec les autorités américaines, la commissaire européenne à la santé, Androulla Vassiliou, a pu constater la volonté de l’administration Obama de tourner la page du forcing sur les dossiers sanitaires, de privilégier la négociation sur les sanctions. Et ce, même si des OGM au poulet chloré en passant par le clonage, les sujets de divergence restent nombreux entre les deux rives de l’Atlantique.

Que ce soit avec le secrétaire américain à l’agriculture, Tom Vilsack, ou avec le représentant au commerce, Ron Kirk, la commissaire européenne à la santé, Androulla Vassiliou, a pu constater, lors d’un déplacement aux Etats-Unis à la mi-juin, la volonté des autorités américaines à préférer le dialogue au rapport de force. Et ce, comme ce fut le cas dans l’affaire du bœuf aux hormones, ce contentieux vieux de plus de 20 ans sur lequel Bruxelles et Washington sont parvenus à un premier compromis laissant à l’Europe la liberté d’interdire ce type de viande en échange d’un généreux contingent d’importation pour le bœuf américain de haute qualité et de sanctions censées disparaître à terme.
Demande d’assouplissement des conditions d’importation du riz
Il n’en reste pas moins que les différends, dans le domaine des biotechnologies ou de la sécurité sanitaire, restent nombreux. Les responsables américains réclament toujours avec insistance un assouplissement des mesures de précautions imposées par l’Union européenne pour ses importations de riz afin d’éviter de nouveaux cas de contamination par du riz LL601, un OGM non autorisé dans la Communauté. Les Etats-Unis estiment désormais offrir des garanties suffisantes. De façon plus générale, ils plaident pour une accélération des procédures d’autorisation des nouveaux OGM en Europe.
De plus, malgré le refus sans appel des Vingt-sept à toute ouverture des frontières européennes au poulet ayant subi des traitements chimiques de désinfection, Washington persiste dans sa volonté de voir cette technique de décontamination en bout de chaîne de production reconnue pour la viande de volaille comme pour la viande de bœuf.
Le bœuf européen veut revenir aux Etats-Unis
Pour sa part, l’Europe fait désormais d’un retour de sa viande bovine sur le marché des Etats-Unis l’une de ses priorités, réclamant une remise en cause rapide des restrictions américaines instaurées pour lutter contre la maladie de la vache folle. Elle réclame aussi un accès facilité au marché américain pour ses produits laitiers et l’instauration d’une politique de régionalisation des embargos sanitaires de la part des Etats-Unis, en cas de maladies animales.

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