Abonné

Yacon & Co poursuit ses recherches pour acclimater le yacon aux terroirs français

- - 3 min
Le tubercule de yacon permet d'obtenir un sirop au goût proche du miel. Crédits : © Yacon & Co

Plus de 2 M€ ont été mobilisés par Yacon & Co pour construire au Pérou sa première usine de transformation du yacon bio, tubercule permettant d’obtenir un sirop alternatif au sucre à indice glycémique bas. En parallèle, la start-up cherche à créer une filière du yacon en France.

C’est une mise en avant indéniable dont vient de bénéficier la start-up Yacon & Co, créée par Clément Poyade et Raphaella Nolleau. Le 28 février 2024, ils ont présenté leur projet au cours de l’émission Qui veut être mon associé ? sur M6. « Notre projet a plu à Kelly Massol qui a accepté d’investir 250 K€ dans Yacon & Co, et aujourd’hui les discussions se poursuivent pour finaliser cet investissement », explique Clément Poyade, cofondateur de Yacon & Co. « Cet investissement de la part de Kelly Massol, fondatrice de la marque de cosmétiques Les secrets de Loly vient s’ajouter à notre levée de fonds finalisée récemment d’un montant de 2 millions d’euros, pour moitié en capital et pour moitié en dette », poursuit-il. Cette opération de financement a été menée à bien grâce à la mobilisation des business angels pour la partie en equity.

Lire aussi : Yacon & Co veut maîtriser la production du sirop de yacon

La volonté des deux créateurs de Yacon & Co est de faire connaître le sirop de yacon et de le produire en France, alors que cette « poire de terre » est cultivée aujourd’hui en Amérique du sud, où elle est transformée pour obtenir un sirop alternatif au sucre, ayant l’avantage de contenir deux fois moins de calories que le sucre (197 kcal/100 g contre 397 kcal/100 g pour le sucre de betterave ou de canne). « Nous poursuivons les études sur le terrain à la station agronomique expérimentale de Kergéhennec, dans le Morbihan, pour acclimater le yacon aux terroirs français et pouvoir créer une filière de culture et de transformation locale », explique Clément Poyade. Toutefois, les essais doivent encore se poursuivre et la production locale ne pourra pas se concrétiser en 2024.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Une usine au Pérou

En attendant, Clément Poyade et Raphaella Nolleau développent le projet au Pérou, où la construction d’une usine de transformation du tubercule est en phase finale et sera opérationnelle en mai 2024. « Nous nous appuyons sur les producteurs locaux de yacon qui nous fournissent en tubercule que nous allons transformer à grande échelle puisque notre usine pourra produire 400 tonnes de sirop par an », prévoit Clément Poyade. Les clients visés sont des professionnels en Amérique du Nord ou en Europe, qui recherchent des alternatives au sucre de betterave ou de canne.

En attendant la mise en route de l’usine au Pérou, Yacon & Co s’appuie sur l’importation de sirop du Pérou, qui est reconditionné dans le site de la société au Auvergne, où sont aussi élaborés des produits à base de sirop comme des pâtes à tartiner. Les produits sont commercialisés auprès du grand public en France sous sa propre marque, par l’intermédiaire de son e-shop ou de magasins biologiques. En 2023, 15 tonnes de sirop ont été vendues, et en 2024, la société prévoit de multiplier par 4 ses volumes commercialisés et atteindre 2 millions d’euros de chiffre d’affaires.