Agra Business | Ferrero/Kellogg, Kraft Heinz/NewPrinces, Lactalis/Fonterra

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Agroalimentaire : Ferrero va racheter WK Kellogg pour 3,1 milliards de dollars

Le géant italien de l’agroalimentaire Ferrero va racheter le spécialiste états-unien des céréales du petit-déjeuner WK Kellogg, pour un montant de 3,1 milliards de dollars, selon un communiqué commun du 10 juillet. Les deux entreprises ont signé un accord définitif prévoyant le paiement de 23 dollars par action. L'opération a été approuvée par leurs conseils d'administration respectifs, et devrait être finalisée durant le second semestre 2025. « La transaction est soumise à l'approbation des actionnaires de WK Kellogg, aux approbations réglementaires et à d'autres conditions de clôture habituelles », précise le communiqué. Pour rappel, en juin 2021, Kellogg avait dévoilé son intention de se diviser en trois sociétés distinctes et indépendantes. Mais il avait opté au final pour deux seulement : WK Kellogg (céréales) et Kellanova (snacks), qui naissent en octobre 2023. Or, Kellanova fait actuellement l'objet d'une tentative de rachat par Mars, pour 36 milliards de dollars, annoncée en août 2024. Ce dernier comptait sur une finalisation au premier semestre 2025. Mais la Commission européenne, craignant des hausses de prix pour les consommateurs dans un contexte de forte inflation alimentaire, a ouvert une enquête le 25 juin.

Agroalimentaire : Kraft Heinz cède son alimentation infantile italienne à NewPrinces

Kraft Heinz a annoncé le 10 juillet un accord pour vendre son activité italienne d’alimentation infantile et spécialisée au groupe italien NewPrinces. « La transaction envisagée devrait être finalisée à la fin de l’année 2025, sous réserve d’un examen et d’une approbation réglementaires », indique Kraft Heinz. Le périmètre concerné par la transaction comprend les marques d’alimentation infantile Plasmon, Nipiol et Dieterba, ainsi que les marques alimentaires spécialisées Aproten et Biaglut. NewPrinces acquiert aussi une usine de Kraft Heinz située à Latina, en Italie. Ce site emploie environ 300 personnes qui produisent environ 1,8 milliard de biscuits par an pour la marque italienne Plasmon. Kraft Heinz a informé en mai qu’il réfléchissait à se séparer de certaines activités après avoir évalué « des transactions stratégiques potentielles pour libérer de la valeur actionnariale. » La société, à l’image des grands noms de l’industrie agroalimentaire américaine, connait une phase difficile, prévoyant même une baisse de ses ventes en 2025 de l’ordre de -1,5% à -3,5% par rapport à 2024. La guerre commerciale, l’inflation et le moindre intérêt des consommateurs américains pour les produits alimentaires vus comme peu sains expliquent en partie cette situation.

Lait : pas de blocage réglementaire à Lactalis pour acquérir Fonterra

L’Autorité australienne de la concurrence (ACCC) a indiqué le 10 juillet dans un communiqué que l’acquisition de Fonterra par Lactalis ne devrait pas entraîner une « baisse substantielle de la concurrence ». Fonterra cherche à se séparer de ses produits de grande consommation au niveau mondial et de ses ingrédients et services alimentaires en Australie. Le régulateur australien a souligné que, dans certaines régions du Victoria, d'autres acheteurs de lait cru resteraient en concurrence avec Lactalis, tandis qu'en Tasmanie, la présence limitée du groupe français permettrait de maintenir une concurrence équitable avec les marques rivales. Le laitier néo-zélandais conserve jusqu’à maintenant la même ligne consistant à envisager « un processus de cession à double voie (cession ou introduction en Bourse, NDLR) », précisant qu’aucune décision n'a été prise. Lactalis s’est montré un peu plus bavard : « Nous confirmons faire partie des parties intéressées, aux côtés d'autres candidats potentiels », a-t-il indiqué dans une réponse par courriel à Reuters, prenant acte de l'annonce de l'ACCC. Cette transaction pourrait représenter 2,37 Md$, selon les informations recueillies par Reuters.

Bovins/DNC: de nouveaux cas, mobilisation de la CR contre un abattage préventif

Selon la presse régionale, des éleveurs de la Coordination rurale se sont mobilisés, à Entrelacs (Savoie) le 10 juillet, contre l'abattage préventif d'un troupeau de 120 vaches au sein duquel ont été détectés deux cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Le jeune éleveur, installé depuis trois ans, selon Ici, conteste la décision : «J'ai même demandé de faire tester une de mes autres vaches et j'ai la preuve à l'appui : l'analyse est négative», explique l'éleveur à nous confrères - qui demande «quinze jours de sursis». «Mes parents sont au fond du trou aussi, mes vaches sont vouées à être perdues, clairement, je ne sais pas comment on va se relever». La durée d'incubation de la maladie - c'est à dire le temps entre la contamination du bovin et l'apparition des premiers signes cliniques est variable - peut varier entre 4 à 14 jours, voir aller jusqu'à 1 mois, rappelle l'institut de l'élevage. Et certains animaux contaminés peuvent présenter peu de signes visibles. Ces derniers jours, de nouveaux cas ont été confirmés, qui portent le nombre de foyers à dix, tous situées dans une «zone géographique restreinte (deux communes)», selon l'Idele.

Porc/PPA : le virus s'installe au nord de l'Allemagne, sept nouveaux cas de sangliers

Sept nouveaux cas de sangliers victimes de la fièvre porcine africaine (PPA) ont été détectés dans le district d’Olpe en Rhénanie du Nord Wesphalie (60 km à l’est de Cologne) signale de bulletin hebdomadaire du 8 juillet de la plateforme Esa (épidémiosurveillance en santé animale). Cette information venant de la Commission européenne confirme l’extension de la maladie dans la faune sauvage Allemagne, 113 km vers le nord du pays, depuis la mi-juin. « A ce stade, l’origine de l’infection de cette nouvelle zone n’est toujours pas connue », est-il précisé, alors que la semaine passée, l’institut allemand Friedrich-Loeffler (FLI) a découvert que le virus impliqué était génétiquement proche de celui qui a sévi dans l’extrême sud de l’Italie, en Calabre, et éloigné des souches installées plus au sud de l’Allemagne. Alors que le nord de l’Italie a compté sept nouvelles déclarations de cas sauvages entre le 15 juin et le 1er juillet, le bulletin Esa fait état d’une incidence mensuelle stable dans le compartiment sauvage, avec 252 cas détectés au cours des quatre dernières semaines. Tandis que l’incidence dans le compartiment domestique « demeure faible et stable » avec 34 foyers domestiques.

Bovins/NWS : les États-Unis suspendent à nouveau les importations de bétail du Mexique

La secrétaire américaine à l’Agriculture, Brooke Rollins, a de nouveau ordonné, le 9 juillet, la fermeture immédiate du commerce de bétail avec le Mexique via les ports d’entrée du sud des États-Unis en raison de la lucilie bouchère (NWS). Alors qu’un plan de réouverture progressive de cinq ports pour le bétail, les bisons et les équidés mexicains (entre le 7 juillet et le 15 septembre) était en cours après une première suspension en mai, la présence de ce parasite surnommé « mouche de viande » chez un bovin mexicain a tout fait basculer. « Les États-Unis ont promis d’être vigilants et, après avoir détecté un nouveau cas, nous suspendons la réouverture prévue des ports afin de renforcer la quarantaine et de cibler ce parasite mortel au Mexique », a déclaré Brooke Rollins. Et d’ajouter : « Nous devons constater des progrès supplémentaires dans la lutte contre le NWS à Veracruz et dans d’autres États mexicains voisins afin de rouvrir les ports d’entrée du bétail le long de la frontière sud ».

Sucre : les revenus de Südzucker chutent au premier trimestre 2025-2026

Le groupe sucrier allemand Südzucker a annoncé dans un communiqué du 10 juillet une chute de ses revenus entre les premiers trimestres de ses exercices 2024-2025 et 2025-2026, allant du 1er mars au 31 mai. Parmi les raisons invoquées : la nette baisse des prix du sucre, de ses exportations, ainsi que le recul des cours de l’éthanol servant à la fabrication des biocarburants. L’Ebitda passe de 230 M€ à 96 M€ sur la période, et le résultat opérationnel de 155 M€ à 22 M€. De son côté, le chiffre d’affaires passe de 2 551 M€ à 2 153 M€. Face à la déprime du marché du sucre, Südzucker a considérablement réduit la surface cultivée de betteraves du groupe en 2025 par rapport à l'année précédente, sans livrer de chiffre précis. Le groupe allemand évoque de bonnes conditions de semis, permettant aux travaux de s’achever tôt. Toutefois, des attaques de ravageurs sont signalées. Pour l’ensemble de l’exercice 2025-2026, Südzucker table sur un chiffre d’affaires aux alentours de 8 700-9 200 M€ (9,7 M€ en 2024-2025), un Ebitda de 525-675 M€ (724 M€ l’an dernier) et un résultat opérationnel de 150-300 M€ (350 M€ l’an passé).  

Moissons : en Vendée, 15 jours d’avance pour Cavac qui retrouve une belle collecte

Si la récolte des orges et des colzas est terminée depuis plusieurs jours déjà pour la coopérative vendéenne Cavac (1 Mt de collecte), celle des blés s’achève « avec une quinzaine de jours d’avance », précise Loïc Guitton, directeur du pôle végétal. « Tout est allé très vite. Même si quelques restrictions de battage la journée, lors de la canicule, ont un peu compliqué la logistique, tout s’est bien passé. Après un automne très arrosé et des implantations parfois compliquées, le bilan est plutôt très positif. » Avec des rendements moyens autour de 80 q/ha, les orges d’hiver frôlent « l’exceptionnel ». En colza, les résultats sont un peu plus hétérogènes mais restent très bons, autour de 40 q/ha de moyenne, avec de belles surprises dans la zone du bocage. Pour les blés, moissonnés à 95 %, le bilan devrait dépasser de 10 q/ha la moyenne pluriannuelle pour atteindre près de 78 q/ha. « Un excellent millésime qui fait oublier la collecte d’été 2024, divisée par deux, confirme-t-il. Si les PS sont bons, les taux de protéines sont un peu décevants. Cela va nous obliger à travailler davantage le grain. » Si la récolte du blé dur, des lentilles et du lin s’annonce également très belle, les maïs et tournesols souffrent, comme dans d’autres régions, du manque d’eau. (Anne Gilet)

Cerises : fin de saison sur des volumes en hausse et des prix en baisse

Selon les données des services du ministère de l’Agriculture (Agreste), la production française de cerises au 1er juillet est estimée en hausse de 3 % par rapport à 2024, pour atteindre presque 32 000 tonnes (31,9) dont 24 000 tonnes de cerises de bouche. Ce qui corrobore en grande partie les prévisions de l’AOP Cerise en juin dernier. La situation des différents bassins de production est hétérogène. Si tous ont du faire face à des pertes causées par la mouche Drosophile, les conditions météorologiques ont aussi affecté les cultures. Ainsi, en Occitanie, les précipitations de juin, combinées à la chaleur, ont provoqué l’éclatement d’une partie des cerises, mais la région devrait enregistrer malgré tout une progression de 13% des volumes. La récolte a été écourtée en Auvergne-Rhône-Alpes par les fortes températures : les volumes restent stables avec des calibres moyens. En Paca, la production reste en léger retrait par rapport à 2024 mais dépasse la moyenne des cinq dernières années. Avec une offre commercialisée plus importante que les années précédentes, il n’est pas étonnant de voir des prix en baisse : le recul a été de 9% sur juin, selon Agreste qui souligne néanmoins qu’ils se maintiennent au niveau de la moyenne  quinquennale.

Coopératives : l’UAPL (Maine-et-Loire) recrute son futur directeur général

Après 18 années passées au sein de l’UAPL, l’Union agricole du pays de Loire (300 M€ de chiffre d’affaires, 350 000 t de collecte et 230 000 hl de vin), dont 18 mois en tant que directeur général, Jérôme Lemasson a annoncé son souhait de quitter son poste pour « donner une nouvelle orientation à son parcours professionnel ». Il quittera ses fonctions à l’automne prochain, une fois son successeur nommé et la passation assurée. L’objectif étant « d’assurer une transmission sereine et efficace ». Le recrutement vient d’être lancé. (Anne Gilet)

Phytos, biosolutions : Joëlle Sfeir prend la direction générale d’UPL France

Joëlle Sfeir est, depuis le 1er juillet, la nouvelle directrice générale d’UPL France. Elle remplace Maneesh Oberoi qui occupait ce poste depuis juin 2021. Joëlle Sfeir a rejoint la firme phytosanitaire en juillet 2022, tout d’abord comme directrice marketing et développement France, avant de devenir directrice commerce et développement en mai 2024. (Anne Gilet)

Agenda de la semaine agricole du 14 juillet 2025

Lundi 14 juillet
Conseil des ministres de l'Agriculture à Bruxelles (protéines végétales, situation des marchés, présidence danoise)

Mardi 15 juillet
Le Premier ministre présente sa proposition de budget pour 2026
Perspectives agricoles 2025-2034 de l'OCDE et de la FAO

Mercredi 16 juillet
Communication de la Commission européenne sur le cadre financier pluriannuel (CFP) et la Pac post-2027
Audition d'Amélie de Montchalin, ministre du budget à l'Assemblée
Conférence de presse du Citepa (climat)