Remaniement : Pannier-Runacher nommée, sans mission, «ministre déléguée» auprès de Fesneau
Dans un communiqué paru le 8 février, la Présidence de la République annonce la nouvelle composition du gouvernement, dans laquelle Marc Fesneau reste ministre de l'Agriculture, mais auprès duquel est rattachée une «ministre déléguée» en la personne d'Agnès Pannier-Runacher. Le rôle précis de l'ancienne ministre de la Transition énergétique n'est pas précisé dans le communiqué, contrairement à celui des autres «ministres délégués». Par le passé, le ministère de l'Agriculture a déjà connu un ministre délégué, sous la présidence de François Hollande. Il s'agissait de Guillaume Garot, ministre délégué à l'agroalimentaire, auprès du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. En tant qu'ancienne ministre de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher a une bonne expérience de l'agroalimentaire. À cette fonction, elle a notamment coanimé de nombreux comités de suivi des négociations commerciales, aux côtés des anciens ministres de l'Agriculture Didier Guillaume et Julien Denormandie. «Le ministère de l'Agriculture se renforce pour accompagner les agriculteurs, les entreprises alimentaires et les forestiers», a commenté Marc Fesneau sur X (ex-Twitter), sans préciser le rôle de Mme Pannier-Runacher. Jusqu'ici secrétaire d'Etat à la Mer, Hervé Berville est par ailleurs nommé secrétaire d'Etat à la Mer et la Biodiversité, en remplacement de Sarah El Haïry, nommée ministre déléguée chargée de l’Enfance, de la Jeunesse et des Familles.
Jachères: la Commission européenne obligée de revoir sa copie
La proposition de la Commission européenne de dérogation aux obligations de la conditionnalité de la Pac sur les surfaces non productives, notamment les jachères, présentée le 31 janvier, n’a pas fait l’unanimité. Lors de l’examen du projet de texte en comité de gestion OCM le 5 février, aucune majorité ne s’est dégagée entre les États membres. Même si aucun vote formel n’a été organisé, indique la Commission européenne. Toutefois, près d’une dizaine de délégations se serait opposées au règlement (Espagne, Italie, Grèce, Belgique, Roumanie…). La Roumanie et l’Espagne ont exprimé publiquement leurs critiques, estimant que le texte sur la table n’est pas suffisamment flexible et ne répond pas aux besoins de leurs agriculteurs. Afin de convaincre les réticents, Bruxelles pourrait revoir le facteur de pondération appliqué aux cultures fixatrices d’azote en le portant à 1 (contre 0,3% dans la proposition initiale). Cette nouvelle version sera soumise à un vote des experts nationaux lors d’une nouvelle réunion en comité de gestion le 9 février. Si la majorité qualifiée est atteinte, la mesure s’appliquera rétroactivement à compter du 1er janvier.
Outre-mer: Windsor annonce des moyens supplémentaires à venir pour les chambres
Lors de son audition le 7 février par les sénateurs de la commission des Affaires économiques, le président de Chambres d’agriculture France Sébastien Windsor a annoncé que les chambres d’agriculture d’outre-mer disposeront l’année prochaine de moyens supplémentaires. Au niveau national, dans le cadre de la loi de finances pour 2024, le plafond de la TATFNB (taxe foncière finançant les chambres) a été relevé de 7,1% (à 322 M€). «Cette hausse n’a pas été répartie linéairement», a expliqué M. Windsor: «Quasiment toutes les chambres d’outre-mer, qui avaient un niveau d’impôt plus bas, vont voir leur impôt monter de 15%.» Ce nouveau taux, qui sera «actif dès 2025», correspond au maximum prévu par la loi afin de «préserver le contribuable agriculteur», note Sébastien Windsor. À l’inverse, «un certain nombre d’autres chambres [en métropole] ne le verront monter que de 5%». Et l’agriculteur seinomarin de relever qu’«un certain nombre de chambres sont montées au créneau» lors du vote. Par ailleurs, «j’ai fait voter une enveloppe de solidarité de près de 2 M€, financée par les autres chambres, pour financer la montée en compétence des chambres d’outre-mer sur les outils numériques», a annoncé M. Windsor.
Argentine: les premières décisions agricoles et alimentaires de Javier Milei
Depuis l'élection de Javier Milei en novembre 2023, le nouveau gouvernement argentin a pris plusieurs décisions importantes pour le secteur agricole et alimentaire argentin. Un décret d’urgence a été promulgué le 29 décembre revenant sur deux mesures qui visaient à protéger le pouvoir d'achat des Argentins. D’une part, les prix du marché intérieur argentin ne sont plus contrôlés par l’État fédéral; le gouvernement a supprimé le programme Precios cuidados (Prix soignés) qui plafonnait les hausses de prix des denrées alimentaires de base. D'autre part, les volumes de blé et de maïs destinés à l’export, plafonnés par le gouvernement depuis une dizaine d’années, ne le sont plus. À la grande déception des agriculteurs argentins, le gouvernement de Javier Milei n’a toutefois pas tenu sa promesse de campagne de baisser les taxes prélevées sur les exportations de grains. Il a même eu le projet d’augmenter celles-ci de 7% à 15% (de la valeur FOB) sur le tournesol, et de 12% à 15% sur le maïs et le blé. Autre promesse non tenue: la dollarisation, qui n'a pas vu le jour jusqu'à présent. Enfin, le secrétariat d’État argentin à l’Agriculture a été remplacé par un secrétariat à la Bioéconomie. Quant au secrétariat d’État à l’Agriculture familiale, qui s’occupait des affaires paysannes, avec un budget de tout temps dérisoire, il a été dissous.
Espagne: les agriculteurs mobilisés pour le troisième jour d'affilée
Les agriculteurs espagnols se sont rassemblés le 8 février pour le troisième jour d'affilée dans plusieurs villes du pays, à l'appel cette fois-ci des principaux syndicats agricoles, pour dénoncer les difficultés auxquelles le secteur est confronté. Au lendemain d'une démonstration de force à Barcelone, plusieurs colonnes de tracteurs ont de nouveau investi des axes routiers, notamment en Castille-et-Leon (centre), Castille-la-Manche (centre), dans la région de Valence (est) et dans les Asturies (nord). A l'origine d'une partie de ces rassemblements se trouvent les trois syndicats représentatifs du secteur: l'Asaja (Association agraire des jeunes agriculteurs), l'UPA (Union des petits agriculteurs) et la Coag (Coordination des organisations d'agriculteurs et d'éleveurs). Ces trois organisations ont justifié cette série de blocages et opérations escargots par le «malaise» ressenti par une grande partie de la profession face à un métier jugé précaire et à une politique agricole commune (PAC) accusée d'être trop bureaucratique. «Si les tracteurs manifestent, c'est parce que le monde rural se sent étouffé», a assuré l'Asaja sur le réseau social X. «Nous sommes arrivés à un point limite», a abondé sur la télévision publique RTVE un responsable de l'UPA, Cristobal Cano, en demandant au gouvernement de «prendre des décisions».
Lait: rassemblements de producteurs Sunlait inquiets en Bretagne et dans le sud-ouest
Plus de 300 producteurs de lait, selon les organisateurs, ont manifesté le 8 février à Saint-Brice-en Coglès (Ille-et-Vilaine), inquiets de se retrouver dans un mois sans industriel pour transformer leur production après la dénonciation de leur contrat par le groupe agroalimentaire Savencia. Les participants à ce rassemblement, appartenant à l'association de producteurs Ouest'Lait, qui réunit environ 550 éleveurs, se sont retrouvés devant la laiterie Armor Protéines, appartenant à Savencia, ont précisé les organisateurs. Le groupe Savencia avait dénoncé en 2022 le contrat qui le liait à l'Association d'Organisation de Producteurs (AOP) Sunlait, laquelle regroupe six associations de producteurs, dont Ouest'Lait en Bretagne et Normandie, ainsi que Sud-Gascogne, implantée dans le sud-ouest. Pour ces deux associations, les contrats dénoncés arrivent à terme le 8 mars et plus tardivement dans l'année pour les quatre autres. Un rassemblement était également prévu jeudi après-midi à Jurançon (Pyrénées Atlantiques) devant la fromagerie des Chaumes. «L'acheteur (Savencia, ndlr) refuse de discuter avec notre organisation nationale. Il nous encourage à revenir à des organisations locales, car ce sera plus facile pour discuter selon eux. Mais on sait que pour nous, ce sera plus difficile de peser», a expliqué à l'AFP Nicolas Bernatas, président de l'association des producteurs du Sud-Gascogne. Interrogée par l'AFP, la direction de Savencia a assuré qu'elle ne laisserait «aucun producteur au bord de la route», ajoutant que «certains dirigeants» de Sunlait «ont rendu le dialogue impossible».
Lait: la France rétrogradée à la troisième place des filières les plus compétitives au monde
La filière laitière française n’est plus la plus compétitive au monde en 2022, selon une étude publiée par FranceAgriMer le 31 janvier. Elle passe de la première à la troisième place, derrière les Pays-Bas et l’Irlande. La France occupait le haut du podium depuis plusieurs années. La rétrogradation de la filière française est notamment liée à un recul de la production (décapitalisation et sécheresse) et à celui des exportations (en volume) en 2022. Bien positionné à l’export et sur des marchés porteurs, l'Hexagone apparaît cependant comme le plus à même de conquérir de nouveaux marchés. En revanche, «un des freins majeurs à la compétitivité française reste ses coûts de revient élevés, qui pèsent sur les marges des producteurs». L’Irlande s’impose comme l’un de nos principaux concurrents. Depuis la fin des quotas laitiers, sa production a augmenté de 55% et les producteurs, principalement en système herbager avec un bon niveau de marge, ont profité des prix du lait élevés en 2022. Le pays obtient le meilleur score en potentiel de production et durabilité des ressources. Les Pays-Bas tirent leur épingle du jeu, principalement grâce à leur présence à l’export, et le pays se hisse à la première place. Néanmoins, cette photographie sur l’année 2022 ne prend pas en compte le plan de réduction de l’élevage du gouvernement néerlandais.
Tomates d’industrie: Panzani veut accentuer son approvisionnement français
À l’occasion d’une conférence de presse le 7 février, Panzani a annoncé qu’il utiliserait l’équivalent de 6000 tonnes de tomates fraîches françaises dès la prochaine récolte, rapporte La France Agricole. Le fabricant de pâtes alimentaires entend monter régulièrement en puissance: «Nous avons la volonté de développer cette filière pour pouvoir progressivement mettre en place sur la tomate une stratégie similaire à celle qui a été construite ces dernières années sur le blé dur», a expliqué Albert Mathieu, p.-d.g. de Panzani. L’entreprise travaille depuis un an et demi avec Le Panier provençal, fabricant de pulpes de tomates situé à Tarascon (Bouches-du-Rhône). L’objectif est aussi de développer des contrats multi-annuels pour garantir des débouchés aux producteurs. «La rotation tomates-blé dur est une très belle rotation. Nous travaillons sur un plan holistique, car il y a beaucoup de synergies entre ces deux cultures», estime Albert Mathieu. Panzani a besoin de 100 000 tonnes de tomates pour ses produits. Déjà l’année dernière, le groupe français, qui s’approvisionne en Espagne et en Italie, avait indiqué vouloir s’engager activement dans le développement de la filière tomates France et de disposer d’une filière responsable à horizon 2030.
Porc/vaccin contre la PPA: lancement d’un projet de recherche européen, sans la France
Un vaste projet de recherche européen pour «développer un vaccin de nouvelle génération contre la PPA» (peste porcine africaine) vient d’être lancé, annonce son chef de file, le groupe pharmaceutique espagnol Hipra, dans un récent communiqué. La réunion de lancement du consortium a eu lieu «fin janvier», précise l’entreprise. Baptisé Vax4ASF, ce projet de quatre ans est soutenu par l’UE à travers le programme Horizon Europe. Il regroupe 17 partenaires, issus notamment des principaux producteurs porcins européens (Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas, Pologne), mais aussi des États-Unis, du Royaume-Uni et du Kenya. Aucun organisme français n’y participe. Le projet Vax4ASF se base sur la technologie des vaccins vivants atténués. Le communiqué mentionne notamment le «contrôle du niveau de réplication du virus» comme un point «crucial» pour aboutir à un vaccin efficace. Au-delà de la vaccination, les participants veulent aussi «proposer des politiques innovantes pour le contrôle et la gestion de la PPA». En France, l’Anses travaille de son côté sur une souche atténuée thermiquement, afin de vacciner les sangliers, vecteurs et touchés par la maladie. D’autres travaux sont en cours dans le monde, notamment en Chine et au Vietnam, où deux vaccins ont déjà été autorisés.
Irrigation: le préfet d'Occitanie va créer un poste de directeur de projet «eau-agriculture»
La présidente de la région Occitanie a salué la future nomination d’un «Monsieur ou Madame Eau-Agriculture» dans sa région, qui constitue «un signal positif envoyé à nos agriculteurs et viticulteurs», rapporte un communiqué de presse daté du 8 février. Une semaine plus tôt, la préfecture d’Occitanie avait annoncé la création d’un poste de directeur de projet chargé d’accompagner les agriculteurs occitans dans «la sécurisation de l’accès à la ressource en eau». L’objectif étant de «réduire les délais, simplifier l’instruction des dossiers et accélérer la réalisation de projets», soutient la préfecture d’Occitanie. «La région, déjà engagée à travers son plan eau voté en juin et la série de mesures d’urgence qu’elle vient d’adopter pour faciliter l’accès à l’eau de milliers d'agriculteurs, sera évidemment au rendez-vous», soutient Carole Delga. Cette dernière souhaite toutefois que ce nouvel interlocuteur «puisse avoir des prérogatives élargies». «Il nous faut aujourd’hui penser tous les usages de l’eau afin d’être capable de répondre à l’urgence qui touche de nombreux départements et leurs populations, à l’image des Pyrénées-Orientales, en première ligne face aux effets du réchauffement climatique», a déclaré Mme Delga.
Ecophyto: les fabricants de pesticides souhaitent un indicateur de risque, et non de volume
Lors de sa conférence de presse annuelle le 8 février, le syndicat Phyteis (fabricants de pesticides, ex-UIPP) a demandé un «changement de méthode» dans l’évaluation des produits phytosanitaires dans le cadre d'Ecophyto, «ciblant les risques et non les moyens de production». «Nous ne sommes pas du tout d’accord avec la méthode actuelle, qui se focalise sur un moindre usage de phytos», a soutenu Yves Picquet, président de Phyteis. Il plaide notamment pour une «harmonisation des indicateurs» au niveau de l’Union européenne, pour éviter des «distorsions de concurrence» entre États membres. Par ailleurs, il estime que le Nodu, qui «correspond à un nombre de traitements moyens appliqués annuellement sur l’ensemble des cultures, à l’échelle nationale», ne reflète pas «l’amélioration des pratiques» agricoles. Pour rappel, le Premier ministre a annoncé le 1er février la mise «sur pause» de la stratégie Ecophyto 2030, le temps notamment de «mettre en place un nouvel indicateur», qui remplacerait le Nodu. Le gouvernement met en avant le HRI 1, soit «l’indicateur de risque harmonisé» européen, correspondant à la somme des quantités de substances actives utilisées pondérée par des coefficients censés prendre en compte leur dangerosité. Au grand dam des associations environnementales, telles Générations futures, qui estiment que les coefficients de dangerosité sont trop faibles».
Céréales: la production mondiale de maïs un peu révisée en baisse (USDA)
Le ministère américain de l'Agriculture (USDA) a abaissé le 8 février ses prévisions de stocks et de récolte mondiale de maïs pour la campagne en cours, du fait d'une moindre récolte brésilienne. L'USDA, dans la dernière édition de son rapport mensuel Wasde, estime que la production de grain jaune va se monter à 943,73 millions de tonnes (sans la Chine) au lieu de 946,89 millions jusqu'ici. Cet abaissement est principalement dû à une nette réduction de la production brésilienne (-3 millions de tonnes). Si la production de maïs de l'Ukraine est estimée stable à 30,50 millions de tonnes, sa capacité d'exportation grimpe de deux millions de tonnes, à 23 millions. Du côté du soja, l'évaluation des stocks mondiaux de l'oléagineux a été nettement augmentée, de presque deux millions de tonnes. «La révision des stocks initiaux de l'année dernière a conduit les stocks à la hausse», ce qui était plutôt baissier pour les cours. L'USDA a, par ailleurs, réduit son estimation de production du soja au Brésil, à 156 millions de tonnes (-1 million). Pour le blé, la production mondiale a été révisée en hausse de près d'un million de tonnes à 785,74 millions de tonnes, du fait d'une petite hausse en Argentine. Les stocks mondiaux, en revanche, ont un peu baissé, mais pas ceux des Etats-Unis, qui progressent à 18 millions de tonnes, ce qui est baissier pour les cours.
Agenda de la semaine agricole du 12 février 2024
Vendredi 9 février
Conférence de presse des viandes limousines
Conférence de presse de la métropole de Lyon sur sa politique agricole
Lundi 12 février
Conférence de la Fondation Heinrich Böll sur les manifestations agricoles
Mardi 13 février
Débat sur l'avenir de l'agriculture française au Sénat
Marc Fesneau auditionné par les députés de la Coméco
Assemblée générale de l'Unaf (apiculteurs)
Conférence de presse d'InterRhône (vin)
Conférence de presse du Comité champagne (vin)
Conférence de presse de l'Adelphe (éco-organisme) sur la décarbonation des vins de Bourgogne
Conférence de l'association Farm sur la financement de la transition agricole
Mercredi 14 février
Controverses de l'agriculture, organisées par le groupe Réussir-Agra
Les députés de la commission des Affaires sociales examinent la PPL Chlordécone
Conférence de presse de Sodiaal (coopérative laitière) sur la décarbonation
Les députés de la Coméco examinent la PPL Territoires zéro faim
La MSA présente un baromètre sur les femmes dans le monde agricole
Conférence de presse de Semae (interprofession des semences)
Colloque sur les bâtiments d'élevage, à Rennes, jusqu'au jeudi
Jeudi 15 février
Présentation de l'ouvrage Demeter 2024
Congrès de la FNPF (producteurs de fruits, FNSEA), à Perpignan
Les sénateurs examinent la PPL Sols vivants
Journée presse organisée par Innoval sur la génétique bovine
Conférence Agridées sur la filière poulet
Conférence de l'UFS (semenciers) sur la propriété intellectuelle
Conférence de presse Sofiproteol (groupe Avril)
Vendredi 16 février
Conférence de presse de la FNEDT en congrès à Épinal
Inauguration de l'école privée vétérinaire UniLaSalle de Rouen