À l'occasion d'une conférence sur la future Pac organisée par l'Idele (Institut de l'élevage) le 16 novembre, le conseiller agricole de l'ambassade des Pays-Bas à Paris, Martijn Weijten, a expliqué que son gouvernement «n'a pas eu beaucoup de choix» lorsqu'il a présenté son plan Azote en juin, donnant lieu à de violentes manifestations agricoles durant l'été. Même si La Haye a, depuis, fait l'objet d'une procédure d'infraction de la Commission européenne, le plan trouve selon lui son origine dans une décision du Conseil d'État de 2019, «qui a condamné le gouvernement néerlandais pour le non-respect des directives européennes Habitats et Oiseaux, surtout dans les zones Natura 2000», a résumé le conseiller. «Tant que ce problème n’est pas réglé, toutes les constructions qui engendrent de nouvelles émissions d’azote (exploitations, routes, aéroports, habitations) ne pouvaient reprendre dans le pays. Cela a bloqué notre économie.» Le plan Azote prévoit notamment une réduction drastique de 50% des émissions d'azote à l'horizon 2030, jusqu'à 70% dans certaines régions. «Ce ne sont pas des objectifs de réduction de cheptel, même si nous pensons que cela entraînera de telles baisses», a précisé Marjin Weiten. Les syndicats agricoles du pays craignent une baisse du cheptel de 30%, rapporte-t-il.
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