Agrafil du 15 septembre 2025

hero

Cuivre : près de la moitié des autorisations de mise en marché non-renouvelées par l’Anses

Près de la moitié des autorisations de mise en marché (AMM) de produits phytosanitaires à base de cuivre n’ont pas été renouvelées par l’Anses, a confirmé l’agence sanitaire le 12 septembre à Agra Presse. Cette nouvelle avait été repérée par le média spécialisé Vitisphère dans un article début août. En juillet, l’Anses a pris « 34 décisions d’AMM sur le cuivre, dont 28 renouvellements et 6 nouvelles AMM ». Sur ces 34 dossiers, près de 50% ont eu un verdict défavorable. « Si le non-renouvellement représente donc bien environ la moitié des décisions émises, il est à préciser qu’en terme de quantité de vente, les produits retirés représentent en parallèle 28% des quantités vendues (produits pour lesquels nous avons sorti une décision) », nuance toutefois l’Anses. L’agence indique que les décisions sont applicables « dès signature », soit « le 15 juillet 2025 ». Elle ajoute que des délais de grâce de « 6 mois à la vente et 18 mois à l’utilisation » ont été accordés pour les retraits d’AMM. Ce travail sur les AMM a concordé avec la parution, mi-juillet, d’une étude sur les impacts socio-économiques de la limitation ou du retrait des produits à base de cuivre. D’après l’interview de l’Anses publiée par Vitisphère, ces retraits d’AMM ne provoquent pas d’usage orphelin en viticulture, mais entraînent un usage orphelin en houblon. 

UE/Mercosur: la FNSEA appelle à l'action le 26 septembre contre les distorsions de concurrence

Le syndicat agricole FNSEA appelle à «une grande journée d’action» autour des questions des échanges internationaux pour les produits agricoles le vendredi 26 septembre à travers toute la France, a annoncé son président Arnaud Rousseau dans un entretien au Journal du dimanche. Cette mobilisation aura lieu contre «le Mercosur, les taxes imposées par Donald Trump et le flot des importations internationales qui ne respectent pas les normes qui sont les nôtres», a expliqué le dirigeant. «A l’image des œufs ukrainiens: tous ces produits qui entrent sur notre territoire et que nous ne voulons pas voir dans nos assiettes, car ils sont dangereux pour la santé et pour l’environnement!», poursuit-il dans cet entretien au JDD. La FNSEA avait indiqué ne pas vouloir participer au mouvement "Bloquons tout" du 10 septembre pour éviter une «récupération politique», mais elle avait déjà prévu une mobilisation «cet automne» sur ses propres revendications. «Nous attendons une date de rendez-vous avec (le nouveau Premier ministre) M. Lecornu dans les prochains jours», a dit le porte-parole de la FNSEA à l’AFP.

Biosolutions: If Tech inaugure une usine dédiée à la chrysope et aux biostimulants

En périphérie d’Angers, l’entreprise If Tech inaugurera le 18 septembre prochain son nouvel outil de production dédié au biocontrôle et aux biosolutions. « Nous avons investi 2 millions d’euros (M€) pour multiplier nos capacités de production par 10, nous sommes en capacité de produire 2 millions d’œufs de chrysope par jour. Cela nous devrait nous permettre d’accéder à de nouveaux marchés », évoque Christian Hecker, qui a créé l’entreprise en 2004. Fort de cet investissement If Tech vise à l'horizon 2030 un chiffre d'affaires de 5 M€ contre 1 M€ actuellement. La production d’œufs et de larves de chrysope est la tête de pont de l’entreprise. Elle a notamment développé avec l’Inrae une solution à base de larve de Chrysope pour lutter contre la pyrale du buis. Ce super auxiliaire est également un prédateur des pucerons, des trips, des cochenilles ou encore de la cicadelle, vecteur de la flavescence dorée de la vigne. Pour faciliter son déploiement, If Tech a développé des solutions d’épandage à dos ou par drone. Dans ce second cas, elle propose des prestations d’épandage. En parallèle, l’entreprise produit des produits de biostimulants à base de mycorhize pour lutter contre les stress abiotiques. « Nous visons le marché des semences en peliculage » assure Christian Hecker. (Tanguy Dhelin)

Installation : la région Bretagne augmente la DJA de 36 % « à compter du 3 novembre »

La région Bretagne a annoncé le 12 septembre une hausse 36 % de la DJA (Dotation jeune agriculteur) « malgré un contexte budgétaire contraint ». Elle passera de 22 000 à 30 000 euros « à compter du 3 novembre », a déclaré le président Loïg Chesnais-Girard, lors d'une visite chez une éleveuse à Augan (Morbihan). La revalorisation de cette aide à l’installation représente « un effort supplémentaire de près de 4 M€ chaque année », précise-t-il sur le réseau social LinkedIn. Des modulations existent : la DJA grimpe à 40 000 € (au lieu de 30 000 €) pour une installation sur une île bretonne ; 15 000 € (11 000 € jusque-là) pour une installation à titre secondaire, d’après le communiqué. Ces hausses visent notamment « à soutenir des projets agricoles responsables et engagés dans la lutte contre le changement climatique », poursuit Loïg Chesnais-Girard. En parallèle, la région annonce mettre en place « un diagnostic de résilience de l'exploitation ». « Cet outil permettra au nouvel exploitant d’identifier les forces et vulnérabilités de son projet économique face aux évolutions environnementales, de planifier les investissements nécessaires, de travailler sur la qualité des sols, la durabilité de son système agricole… », selon le communiqué. La Bretagne vise 1 000 installations aidées par an d’ici à 2028, contre 750 installations aujourd’hui dont 500 aidées.

Eau : les conférences territoriales maintenues malgré le changement de gouvernement

Le changement de gouvernement ne devrait pas modifier le calendrier des conférences territoriales sur l’eau, a annoncé l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse (RMC) à Agra presse le 12 septembre. Dans ce comité de bassin, la consultation liée aux conférences territoriales sur l’eau s’est achevée le 1er septembre. Pour rappel, l’ancien Premier ministre François Bayrou avait lancé en mai dernier un appel à organiser, à l’échelle des bassins hydrographiques, ces conférences co-présidées par les préfets coordonnateurs de bassins et les présidents des comités de bassin. Placées sous l’égide de la ministre de la Transition écologique, elles visent à identifier les points de blocage restants à lever, les bonnes pratiques à généraliser, les ajustements réglementaires voire législatifs à mener pour accélérer ou compléter les démarches en cours. L’ensemble des consultations territoriales doivent s’achever d’ici fin octobre, avant une conférence nationale prévue en fin d’année. En pleine réforme des redevances de l’eau – instaurée par la loi de finances 2024 et appliquée depuis janvier 2025 – l’agence de l’eau RMC attire toutefois l’attention sur la prochaine étape budgétaire. « Nous insistons sur l’impérative nécessité que la loi de finances 2026 autorise l’augmentation du plafond de recettes des six agences de l’eau à la hauteur prévue par le plan Eau, à savoir 175M€. En effet, les douzièmes programmes des agences sont bâtis sur cette hypothèse », précise-t-elle à Agra presse.

Climat/adaptation: des écarts entre les discours et les actions entreprises, selon I4CE

Une étude de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE), publiée le 12 septembre, souligne le décalage entre des discours qui valorisent des transformations nécessaires face au changement climatique et la réalité des actions d’adaptation soutenues par l’État. Aujourd’hui, les moyens engagés le sont principalement dans une logique de rattrapage [exemple agricole] et largement orientés vers le maintien de modèles – agricoles, économiques, touristiques – existants. Selon l’I4CE, « s’adapter pour ne pas avoir à changer ses plans » est compréhensible à condition d’en intégrer les limites. Dans le cas d’une production agricole irriguée, par exemple, maintenir un accès à l’eau nécessite des investissements pour mieux et moins utiliser la ressource. L’institut prévient toutefois qu’il ne sera pas toujours « possible » ou « souhaitable » de « maintenir coûte que coûte l’existant », et invite les filières à se réinventer. « Un modèle d’agriculture agroécologique et moins productif peut-être plus vertueux pour la biodiversité et le climat par exemple », précise l’étude. Sur le plan financier, l’I4CE note une forte progression des budgets entre 2020 et 2024, aboutissant à 1,7 milliards d’euros explicitement consacrés à l’adaptation en 2025. Mais l’institut avertit que plusieurs enveloppes, en particulier pour la forêt et l’agriculture, connaissent des « réductions notables », laissant planer le doute sur la poursuite des efforts.

Maïs: récolte record attendue aux Etats-Unis, production européenne revue à la baisse (USDA)

Le ministère américain de l’Agriculture (USDA) a diminué le 12 septembre ses anticipations de production mondiale de maïs du fait d’une contraction en Europe, tout en continuant d’attendre une récolte jamais vue aux Etats-Unis. Les récoltes mondiales de la campagne 2025/26 devraient être inférieures de 2 millions de tonnes par rapport aux prévisions d’août, et tirer en conséquence vers le bas les stocks de fin de campagne (-1,14 million de tonnes), selon le rapport mensuel Wasde. La baisse est surtout visible au niveau des pays européens. «L’été a été plutôt sec, surtout dans le sud-est de l’Europe», relève auprès de l’AFP Damien Vercambre, analyste au cabinet Inter-Courtage. En revanche, l’USDA s’attend à ce que la production américaine atteigne 427 millions de tonnes (contre 425 millions jusque-là), un record. L’USDA a «un petit peu révisé les rendements à la baisse» pour les cultures américaines, note pour l’AFP Gautier Le Molgat, PDG d’Argus Media France. Mais cette diminution est «largement compensée» par une augmentation de la superficie récoltée, désormais portée à 36,42 millions d’hectares, selon le ministère. «Si cela se concrétise, la superficie récoltée serait la plus importante depuis 1933 et la superficie plantée, qui atteindrait 98,7 millions d’acres, serait la plus importante depuis 1936», observe l’USDA dans son rapport.

Produits laitiers : le prix du beurre reste très élevé à plus de 7 300 €/t en août

Le prix du beurre industriel se maintient à un niveau exceptionnellement élevé à plus de 7 300 €/t à mi-août 2025, constate le Cniel (interprofession) dans sa note de conjoncture laitière pour le mois d’août, publiée le 12 septembre. La tonne de beurre a passé le seuil des 7 000 € depuis la fin 2024. Le prix de la poudre de lait écrémé 0 % pour la consommation humaine oscille autour de 2 300 €/t, un niveau identique au prix moyen des 15 dernières années. Depuis le début de 2025, elle reste en dessous des 2 500 €/t. La collecte laitière est « dynamique en Nouvelle-Zélande, se redresse assez nettement depuis quelques mois aux États-Unis, alors qu’elle est restée globalement stable depuis un an au sein de l’UE », indique le Cniel. En France, la collecte a globalement baissé de 0,5 % depuis le début 2025 à cause du contexte sanitaire et climatique. Les charges des éleveurs ont tendance à s’alléger : en témoigne l’indice Ipampa lait de vache de l’Institut de l’élevage qui recule de 2 % par rapport à juin 2024, mais reste élevé (+22 % depuis 2020). Le prix standard du lait de vache conventionnel est toujours orienté à la hausse avec +9 % entre juin 2024 et juin 2025, à 467 €/1 000 l (source FranceAgriMer).

Produits laitiers «in-vitro» : le groupe Strauss lance une gamme sur le marché israélien

Le groupe agroalimentaire israélien Strauss a annoncé le 9 septembre le lancement d’une gamme d’alternatives au produits laitiers obtenus à partir de fermentation de précision. Il s’agit pour l’instant d’un fromage à tartiner et d’une boisson qui seront dans le commerce en Israël dans les prochaines semaines. Ils seront vendus sous les marques Yotvata et Symphony. D’autres produits seront lancés ultérieurement. « Étant donné que la protéine utilisée est identique à celle du lait, ces produits ne conviennent pas aux personnes allergiques aux protéines du lait », indique Strauss. Cette gamme nommée CowFree est élaborée à partir de protéine bêta-lactoglobuline animale, « une protéine identique par sa composition à l’une des principales protéines du lait de vache, produite via la technologie de fermentation de précision », indique un communiqué de Strauss.  Cette protéine a été mise au point par la start-up Imagindairy à partir une souche génétiquement modifiée du champignon Aspergillus Oryzae (koji), précise le média AgFunder. La société a acquis un site avec une capacité de fermentation industrielle de 100 000 litres. Et elle a obtenu un feu vert de la FDA (Food And Drug Administration) pour sa bêta-lactoglobuline sans origine animale sous forme d’une « no questions letter ». En Europe, plusieurs entreprises visent une autorisation sanitaire.

Alimentation : forte présence de produits ultra-transformés destinés aux enfants (presse)

Dans les supermarchés, plus de huit produits pour enfant sur dix sont des aliments ultra-transformés, alerte 60 millions de consommateurs dans un hors-série dédié à l’alimentation le 11 septembre. Portion de fromage, crèmes dessert, nuggets de poulet… Le magazine a passé au crible 43 produits destinés aux enfants. Résultat : 81 % d’entre-eux sont en réalité des aliments ultra-transformés, et ce malgré des visuels « rassurants » qui « donnent l’illusion d’être sains », souligne 60 millions de consommateurs. « Dans certains produits, comme des steaks végétaux ou des céréales pour bébé, nous avons vraiment été très surpris de voir à quel point ils contenaient des marqueurs d’ultra-transformation », souligne Sophie Coisne, rédactrice en chef adjointe au magazine 60 millions de consommateurs, qui a coordonné le dossier, à France Info. Selon le magazine, les aliments ultra-transformés constituent 46 % de l’apport calorique des enfants, bien plus que celui des adultes (36 %). « Une catégorie de produits dont les effets délétères sur la santé sont de plus en plus documentés », prévient le magazine, qui demande la mise en place d’un étiquetage clair, qui permettrait, à l’image du Nutri-Score, de repérer rapidement le niveau de transformation d’un produit.

Alimentation : léger recul des difficultés des Français à se nourrir sur un an (sondage)

Le baromètre annuel réalisé par Ipsos pour Le secours populaire, mis en ligne le 11 septembre, montre un léger recul mais une persistance des privations alimentaires par manque d’argent. Ainsi, parmi les personnes en situation de précarité interrogées ce printemps, 24% (contre 29% en 2024) avaient dû sauter des repas au cours des six mois précédents, et 14% avaient fait appel à une association d’aide pour se nourrir ou se vêtir. Pour un tiers d’entre elles (33% contre 48% en 2024) il était difficile de se nourrir sainement et de prendre trois repas par jour. Les fruits et légumes sont restés inabordables pour 38% de membres de foyers ayant moins de 1 400 euros de revenu net ; une proportion encore importante même si elle est réduite par rapport aux 55% de 2024. Le baromètre met en évidence la dure condition des jeunes. Ainsi 48% des 18 à 34 ans ont éprouvé des difficultés à se nourrir sainement et de façon équilibrée au cours des douze mois précédant le sondage. Sur les 1000 personnes majeures interrogées, 20% se sont estimées en situation de précarité, en majeure partie à cause de revenus insuffisants ou de dépenses imprévues ou importantes. Une proportion qui reste préoccupante selon l’institut de sondage, même si elle a légèrement diminué en un an. 

Pruneaux : récolte en forte baisse en 2025, mais bonne teneur en sucre

Alors que la récolte touche à sa fin, la production est estimée à 25 000 t de prunes séchées en 2025, contre un peu plus de 30 000 t en 2024, un volume modeste au regard des moyennes historiques, précise le Bureau national interprofessionnel du pruneau (BIP) à Agra presse le 10 septembre. « Ce n’est pas exceptionnel, mais la qualité devrait être au rendez-vous, grâce à un ensoleillement qui a favorisé une bonne teneur en sucre », souligne le BIP. Cette faible récolte s’explique, selon l’interprofession, par de violents orages, de la grêle et des épisodes caniculaires qui ont entamé le potentiel de production de pruneaux. S’y ajoutent « des problématiques de protection des vergers qui touchent l’ensemble des productions végétales », souligne le BIP. Résultat : une part importante de la récolte sera déclassée et destinée à la transformation industrielle, notamment pour la fabrication de crèmes ou de jus de pruneaux. Les données consolidées seront définitivement connues à la mi-mai. Parallèlement, la filière française du pruneau cherche à stimuler la demande, avec une nouvelle campagne de communication lancée début septembre. Aujourd’hui, près de 80 % des pruneaux sont consommés par des personnes de plus de 50 ans.

Tomates cerise : entre fraicheur et importations, fin de saison compliquée (AOPn)

Dans un communiqué de presse le 12 septembre, l’AOPn Tomates de France s’inquiète de la stagnation actuelle des ventes, entrainant l’accumulation de stocks et la multiplication des invendus. « Le climat plus frais de ces dernières semaines a freiné les envies de salades, d’apéritifs et de repas estivaux. Résultat : la consommation de tomates cerises est en net recul. Pourtant, la production française est là, mais elle reste sur les bras des producteurs » est-il expliqué. Cependant, les producteurs soulignent aussi le fort retour de la tomate d’importation :  « Avec des prix bien inférieurs, ces produits tirent les prix vers le bas et freinent encore davantage la vente des tomates françaises ». Pour l’AOPn, le différentiel de prix entre produits importés et produits français est tel que les tomates cerises locales ne tournent plus en rayon. Les producteurs français lancent donc un nouvel appel aux consommateurs et aux distributeurs. Aux premiers, ils demandent de faire le choix de l’origine France, « en rayon comme au marché ». A la distribution qui n’aurait pas favoriser encore favoriser le produit  français, ils lui demandent de valoriser ce dernier en cette fin de saison, en favorisant leur mise en avant en rayon. « Aujourd’hui, acheter une barquette de tomates cerises françaises, c’est éviter qu’elle ne finisse à la benne demain » conclut l’AOPn Tomates de  France.

Ail : une récolte dans la norme, sauf pour l’ail rose, et peu de petits calibres

A l’occasion de sa conférence de presse annuelle le 11 septembre, l’interprofession Ail de France (Aniail) a fait le point sur la campagne 2025. De manière générale, la récolte s’annoncerait positive, avec certaines disparités selon les grandes zones de production. Le revers est surtout marqué en ail rose, spécifiquement pour celui de Lautrec : « nous avons connu plusieurs épisodes d’orage et de grêle, qui ont détruit 170 hectares de culture sur 300 et un coup de chaud entrainant des calibres moyens. Nous ne pensons pas assurer une saison complète cette année » regrette Gaël Bardou, producteur. Concernant l'ail blanc et violet, la campagne s'annonce satisfaisante, les conditions de conservation étant par ailleurs bonnes pour l’ensemble des aulx produits. En revanche, la récolte se caractérise par un très faible taux d’ail de petit calibre (40/60). Or, ceux-ci sont depuis cinq ans la référence en premier prix de la grande distribution. Jean-Camille Laurent, responsable achats FL chez Intermarché, a indiqué qu’ « il faudra trouver une segmentation différente cette année. L’ail propose une offre large avec plusieurs Siqo dont les référencements seront maintenus ». Pour rappel, 28 700 tonnes avaient été récoltées en 2024, avec des rendements à la baisse.

Légumes : forte baisse des volumes de poireaux, importante variabilité des prix sur 2024-2025

Dans son bilan de campagne 2024-2025, le RNM indique que la production nationale de poireaux est estimée à 158 725 tonnes, soit une baisse de 10 % par rapport à l’année précédente et de 5 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. La baisse de rendements dans plusieurs régions productrices (Hauts-de-France, Centre-Val de Loire, Auvergne Rhône Alpes) expliquerait cette baisse. Ces rendements modérés, s’ils ont écarté le risque de crise, ont cependant influé sur le commerce pendant la saison : «Entre septembre 2024 et avril 2025, le marché du poireau, influencé par des facteurs saisonniers et météorologiques mais aussi par des campagnes promotionnelles importantes, ont montré une forte variabilité des prix » est-il expliqué.  Les promotions, en réduisant ponctuellement les prix de 15 à 30 %, auraient  joué un rôle clé sur la dynamique du marché et l’écoulement des apports en GMS. Ainsi en  fin d’année, l’élargissement des disponibilités et  la concurrence interrégionale et belge ont entrainé la chute des cours.  Ceux-ci redeviennent rémunérateurs à partir de janvier 2025, « au-dessus de la moyenne quinquennale » selon le RNM. 

Pays en développement : le rôle de la productivité agricole pourrait avoir changé (étude)

Dans une étude parue le 10 septembre dans la revue Nature Food, portant sur l'économie mondiale de 1993 à 2021, des chercheurs américains ont mis à jour les théories de réallocation de l'emploi dans le développement économique d'un pays, en se penchant de plus près sur les filières agroalimentaires elles-mêmes. Ils confirment par leurs observations que la part de l'emploi agricole dans l'économie d'un pays continue de baisser lorsque les revenus par habitant augmentent, mais soulignent qu'en parallèle, la part de l'emploi dans les autres composantes de l'alimentation (industrie, restauration, distribution, commerce) a plutôt tendance à augmenter, à l'exception du transport. Quel est le moteur de cette réallocation ? Pour les chercheurs, elle n'apparait pas essentiellement tirée par la hausse de la productivité agricole, qui boosterait l'industrie (tous secteurs) en retirant leur emploi aux travailleurs agricole, comme ce fut le cas lors de l'essor industriel de l'Europe au XIXe siècle, selon la théorie de l'allemand Engels. Selon les chercheurs, c'est plutôt la hausse du PIB d'un pays – et probablement des changements de la demande alimentaire – qui pousse désormais cette réallocation de l'emploi. Cela se manifeste notamment par de plus hauts salaires dans l'aval des filières – même si cette différence a tendance à s'estomper à mesure que l'ensemble des revenus d'un pays augmentent.

MSA : Fruttero réélu président, la CFDT Agri-Agro conteste l’élection du 1er vice-président

Réuni le 11 septembre à la suite de l’assemblée générale élective, le nouveau Conseil d’administration central de la CCMSA a réélu Jean-François Fruttero à la présidence de la caisse centrale de l’assurance sociale agricole. Celui-ci a rappelé que « le mandat 2025-2030 sera déterminant. Nous connaissons tous les contraintes qui pèsent sur les finances publiques. Il nous faudra faire preuve de responsabilité dans la prochaine COG : porter nos ambitions, oui, mais en ciblant clairement nos priorités ». Le même jour, François Serpaud, cadre commercial au sein de Groupama Nord-Est et administrateur central depuis 2020, a été élu Premier vice-président de la CCMSA, au titre de la fédération agro-alimentaire CFE CGC. Cette nomination a fait bondir la CFDT Agri-Agro. Dans un communiqué de presse le 12 septembre, le syndicat prend acte de « la décision de la FNSEA de (le) priver de la première vice- présidence de la CCMSA ». La CFDT Agri-Agro rappelle, qu’avec plus de 50% des délégués à la Caisse centrale, elle est première organisation représentative des salariés relevant du régime agricole. Dénonçant un « déni de représentativité », elle considère qu’il « devient urgent de faire évoluer les modalités d’élection de la gouvernance de la CCMSA, afin qu’elles prennent réellement en compte le poids démocratique des salariés et des non-salariés »

Bio : une nouvelle directrice marketing et communication chez Biocoop

Depuis le 1er juillet, Géraldine Bornes est la nouvelle directrice marketing et communication de Biocoop, annonce la coopérative bio dans un communiqué le 12 septembre. Jusqu’à présent, elle était directrice de la communication chez Teract Groupe InVivo depuis 2014, où elle était chargée des marques Gamm vert, Frais d’ici et Bio&Co, selon sa page LinkedIn. Auparavant, elle était chargée de compte Metro cash and carry chez Aristid (ex CaCom groupe).

Addendum à l'agenda de la semaine agricole du 15 septembre

Mardi 16 septembre
Conférence de presse du Clipp (interpro lapin) « filière en pleine transition et qui recrute »

Mercredi 17 septembre
Présentation de l’étude ABCIS (cellule d’expertise en filières animales) du Crédit agricole sur les nouvelles technologies

Jeudi 18 septembre
Petit-déjeuner presse du salon bio Natexpo (reporté à une date ultérieure)