Roundup: Bayer annonce un accord jusqu'à 7,25 Md$ pour régler les litiges «actuels et futurs»
Monsanto, filiale du géant allemand de l’agrochimie Bayer, a annoncé le 17 février la conclusion aux Etats-Unis d’un accord allant jusqu’à 7,25 milliards de dollars couvrant les plaintes «en cours et futures» liées à son herbicide au glyphosate, le Roundup. L’accord, soumis à l’approbation d’un tribunal américain de Saint-Louis, dans le Missouri, prévoit des versements plafonnés et dégressifs sur 21 ans, a précisé Monsanto dans un communiqué. «Au lieu de passer des décennies dans des conflits judiciaires, nous choisissons de recentrer l’entreprise sur sa véritable mission», a déclaré Bill Anderson, PDG de Bayer, vantant un choix «en faveur de la rapidité et de la maîtrise», lors d’une conférence de presse.Cet accord offre à l’entreprise une porte de sortie après une avalanche de procès liés à son herbicide controversé. Arrivé en 2024 à la tête de Bayer, le dirigeant américain avait promis de «contenir significativement» les litiges d’ici fin 2026. Avec l’accord annoncé, «la majorité des affaires admissibles, actuelles et futures» sont couvertes, a-t-il assuré. Mais pour y faire face, Bayer va rehausser de 4 milliards d’euros, à 11,8 milliards, son enveloppe de provisions, déjà volumineuse, pour les litiges visant le Roundup.
Engrais : l’industrie européenne vole au secours du MACF et contredit le Copa Cogeca
Alors que les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) se sont alarmées, le 13 février, de l’effondrement des importations d’engrais azotés de l’UE à la suite de l’entrée en vigueur du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), l’industrie européenne des engrais (Fertilizers Europe) réfute cette analyse. Dans un document publié le 16 février, Fertilizers Europe qualifie ces données d’« incomplètes et trompeuses ». Pour l’industrie des engrais, le faible niveau des importations en Europe en janvier s’explique par «l’afflux sans précédent au quatrième trimestre 2025 afin d’anticiper le MACF». En décembre, les importations d’engrais ont même connu «leur plus haut niveau jamais enregistré». Et d’ajouter que «l’impact du MACF sur les prix est surestimé». Selon Fertilizers Europe, celui-ci devrait «rester relativement modeste, de l’ordre de 45 € par tonne d’urée (soit environ 8 % du prix livré à la ferme)». Par conséquent, Fertlizers Europe avance que la réponse appropriée aux turbulences du marché consiste en « un soutien direct aux agriculteurs et non en la suspension du MACF ». Une analyse partagée par l’eurodéputé centriste Pascal Canfin. «Les stocks sont pleins, stop aux fake news», précise-t-il dans un message publié sur le réseau social X.
Qualité de l’eau : les Vingt-sept valident la mise à jour des normes européennes
Le Conseil de l’UE a formellement validé, le 17 février, l’accord interinstitutionnel sur la mise à jour de la liste de polluants pour les eaux de surface et les eaux souterraines, obtenu septembre. Seules la Bulgarie et la Pologne se sont abstenues. De son côté, le Parlement européen devrait procéder au vote final sur la directive d'ici la fin mars. Les États membres devront ensuite les transposer au plus tard en décembre 2027. Ils auront alors jusqu’en 2039 pour se conformer aux nouvelles obligations. Dans le détail, la liste de surveillance des substances présentant un risque significatif pour la santé humaine et l’environnement va être élargie à de nouvelles substances, notamment des pesticides et leurs métabolites. Le seuil de certaines molécules (comme le glyphosate) est rendu plus strict. Une limite de la somme des pesticides pour les eaux de surface est également introduite, fixée à 0,2 µg/l, couvrant les substances déjà répertoriées comme substances prioritaires. De même, une norme est fixée pour la somme de 25 PFAS (polluants éternels), dont le TFA (acide trifluoroacétique) qui peut provenir de pesticides. À l’inverse, six substances, devenues obsolètes au niveau de l’UE, comme l’herbicide atrazine, sont retirées de la liste et transférées vers la liste des polluants préoccupants au niveau national.
Relations commerciales : la FCD claque la porte du comité de suivi des négociations commerciales
La FCD (distributeurs) a boudé le comité de suivi des négociations commerciales réuni par les ministres Serge Papin (Commerce) et Annie Genevard (Agriculture) le 17 février. Pour expliquer cette absence, la FCD a écrit la veille aux ministres en dénonçant les « déclarations réductrices et caricaturales » d'Annie Genevard. « La volonté de dialogue n'est pas partagée, et les conditions minimales d'un échange respectueux et impartial » ne sont « pas réunies », a justifié la FCD dans sa lettre, signée par les dirigeants des principales enseignes adhérentes : E. Leclerc, Carrefour, Intermarché, Système U et Auchan. Le 16 février, Annie Genevard avait accusé les distributeurs d'exercer un « chantage mortifère » sur les industriels de l'agroalimentaire, lors d’un interview au Parisien. Elle estime qu'en cas de négociations violentes, « à l'arrivée, ce sont les agriculteurs qui vont trinquer ». A la sortie du comité de suivi, le président de l’Ania (industriels) Jean-François Loiseau a déploré que « la grande distribution ne joue pas la partie en équipe, elle est seule dans son coin au détriment de la filière (...) elle déconstruit les prix uniquement pour des raisons de concurrence entre distributeurs et ça détruit le tissu de nos entreprises ».
Distribution : des résultats 2025 mitigés pour Carrefour
Carrefour a annoncé le 17 février des résultats en demi-teinte pour son exercice 2025. L’année dernière, Carrefour a fait progresser son chiffre d’affaires atteignant 91,5 milliards d’euros, en hausse de 2,8 % à périmètre comparable. Mais la rentabilité du numéro deux français de la grande distribution s’est dégradée : son résultat opérationnel courant (ROC) est de 2,1 milliards d’euros vs. 2,3 milliards d’euros en 2024, incluant -120 millions d’euros liés à la consolidation et à l’intégration de Cora et Match et un fort effet de change négatif de -102 millions d’euros. Le ROC progresse en France et en Europe, mais baisse en Amérique latine à cause des effets de change défavorable (ROC stable à changes constants). « En 2025, Carrefour a réalisé une performance solide avec une amélioration notable en France et en Espagne et des conditions de marché plus difficiles au Brésil », a déclaré Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, soulignant « l'atteinte d'une marge opérationnelle de 3% en France sur notre périmètre historique ». En 2025, Carrefour a intégré Cora et Match en France, lancé la centrale d’achat européenne Concordis et réalisé le rachat des parts des actionnaires minoritaires de Carrefour Brésil. Le distributeurs s'est aussi retiré d’Italie et a annoncé début 2026 la vente prochaine de Carrefour Roumanie.
Éducation à l’alimentation : l’Assemblée nationale adopte la PPL Renaissance
L’Assemblée nationale a adopté le 16 février en première lecture une proposition de loi (PPL) d’expérimentation visant à rendre obligatoire l’éducation à l’alimentation dans les établissements scolaires, face à la hausse de l’obésité et pour soutenir l’agriculture française. Le texte, déposé par la députée Olivia Grégoire (Renaissance), prévoit une expérimentation de trois ans dans les établissements scolaires volontaires, de la primaire au lycée. La députée a défendu un moyen « d’assurer à chaque élève, où qu’il grandisse, un accès à un apprentissage fondamental ». Elle était soutenue par Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale. Adopté par 68 voix pour et aucune contre, il devra aller au Sénat. Les oppositions en ont toutefois critiqué plusieurs dispositions du texte. La député Soumya Bourouaha (PCF) a déploré l’absence de « mesures clefs pour permettre aux foyers les plus modestes de mieux se nourrir ». Le texte initial prévoyait par ailleurs un « fonds d’action » ouvert aux entreprises et aux particuliers. Cette ouverture au financement privé a suscité des réserves à gauche, conduisant à la suppression de l’article en commission. Enfin plusieurs députés ont souligné que le code de l’Éducation prévoit déjà en théorie « une information et une éducation à l’alimentation ». « Ce n’est pas parce que le gouvernement ne fait pas appliquer la loi qu’il faut en proposer une autre », a commenté Roger Chudeau (RN).
Viande rouge: l’industrie australienne exige un accès substantiel au marché de l’UE
Alors que les négociations commerciales entre l’UE et l’Australie s'intensifient, l’industrie australienne de la viande maintient sa pression afin d’obtenir un meilleur accès au marché de l’UE pour la viande rouge. Dans un communiqué publié le 13 février, l’Australian Meat Industry Council (AMIC) exige « un accès minimum de 50 000 tonnes de viande bovine et de 67 000 tonnes de viande ovine et caprine ». L’objectif est « de garantir un accès au moins comparable à celui de ses concurrents » (Brésil, Canada, Nouvelle-Zélande). « Un accord de libre-échange ne saurait servir l’intérêt national s’il ne corrige pas les quotas disproportionnellement faibles actuellement appliqués au bœuf, à la viande ovine et caprine australiens entrant dans l’UE », affirme Tim Ryan, président-directeur général de l’AMIC. La question des volumes d’importation de viande rouge australienne est un des points d’achoppement des discussions. En octobre 2023, alors que les parties étaient sur le point de conclure un accord, des demandes australiennes de dernière minute, guidée par son industrie, visant à accroître sensiblement les volumes d’importation de viande rouge, qualifiées d’« irréalistes » par l’UE, avaient eu raison des pourparlers. A cette époque, la Commission européenne avait proposé à l’Australie un contingent d’importation de 24.000 t de viande bovine et de 20.000 t de viande ovine.
Porc : l’industrie charcutière réclame une prise en compte des coûts autres que le porc
Dans un communiqué diffusé le 17 février, la Fict (industrie charcutière) constate que certains distributeurs exigent, dans les négociations en cours, des baisses importantes de tarifs. Alors que les prix du porc vif sont conjoncturellement bas, elle dénonce en particulier la mauvaise prise en compte des coûts de transformation ainsi que ceux des pièces de volaille. Les coûts autres que les achats de matières premières (47% selon la Fict) comportent en premier lieu les salaires, qui ont augmenté de 15,3 % depuis 2021, et les emballages, qui se sont renchéris de 15 à 19 % selon les matériaux. Quant à la charcuterie de volaille, « il n’existe pas d’indicateur de pièces de volailles permettant de répercuter dans les contrats [en vertu d’Egalim] la forte inflation des coûts d’achat », soulève la Fict dans son communiqué; une non prise en compte responsable de 30 millions d’euros de perte pour les entreprises de charcuterie transformant e la volaille, selon le communiqué. Les industriels de la charcuterie, qui se targuent d’offrir à la GMS 80% de charcuteries issues de porcs français, alertent que les importations de charcuteries constituent la principale porte d’entrée en France de matière première étrangère.
Œufs : la grande distribution recourt au code 3, en dépit des engagements (enquête)
En visioconférence le 17 février, l’association animaliste Anima, en campagne contre l’élevage de poules en cages, a témoigné d’un large recours d’œufs de code 3 (pondus en cage) de huit enseignes qui s’étaient engagées à ne plus en commercialiser en 2026. Elle établit qu’à date, plus de 7 grandes surfaces sur 10 en présentent au rayon œufs d’après les relevés fiables effectués par Anima et les Bénévoles de Data for Good dans 386 magasins Leclerc, Carrefour, Les Mousquetaires, U, Auchan, Lidl, Monoprix, et Aldi. Cette présence est très variable, partant de 2% chez Aldi, Monoprix et Casino à 80 % ou davantage chez Carrefour, Leclerc, U, Auchan et Lidl. Le plus important nombre de références, 2,5 en moyenne, a été relevé chez Auchan. Il y a dix ans, dans un « effet domino » selon la presse, ces huit enseignes s’étaient engagées à ne plus commercialiser d’œufs de poules en cage, d’abord sous marque de distributeur puis de tous fournisseurs en 2026 (sauf, Auchan, d’après les articles de presse relevés par Anima). Selon Anima, les distributeurs ont assuré qu’ils mettraient fin à cet approvisionnement avec la fin de la tension sur le marché, en 2026 ou 2027.
Céréales : le chargement de blé vers l’Algérie serait, en fait, destiné à l’Espagne
Contactées par Agra Presse, trois sources privées ont indiqué que le chargement de blé tendre français d’environ 5 000 t pour l’Algérie, annoncé par FranceAgriMer (FAM) la semaine passée, serait en réalité destiné à l’Espagne. De son côté, le service communication de FAM a tenu à rappeler que les informations fournies au sujet des données d’embarquements lors du Conseil spécialisé grandes cultures n’avaient pas de caractère officiel. « Le principe de ces " line-up " (chargements, NDLR) est de faire état d’informations non confirmées officiellement, issues cependant de sources habituelles, et croisées par FAM afin d’alerter sur des perspectives possibles. FAM ne se porte pas garant de ces " line-up " », a-t-il expliqué par mail. Il ajoute qu’il convient d’utiliser « les données d’embarquement non officielles avec toute la prudence requise, en attendant confirmation -ou non - par les données douanières qui seront publiées ultérieurement ». En revanche, les sources privées ne contestent pas le chargement d’orge à destination de l’Algérie, acquis via le secteur privé algérien, et non pas l’OAIC (organisme étatique responsable des importations de grains). Elles évoquent un volume de 30 000 t, supérieur aux 13 000 t annoncées par FAM.
Maïs/agriculture regénératrice : Euralis se lance dans le programme de Tate & Lyle
Dans un communiqué du 17 février, le groupe coopératif Euralis, basé dans les Pyrénées-Atlantiques, a annoncé sa participation au programme européen de développement de l’agriculture régénératrice instauré par le groupe agroalimentaire britannique Tate & Lyle. Via notamment des solutions digitales, Euralis vise la mise en place de pratiques culturales plus durables par ses producteurs de maïs waxy (maïs dont l’amidon est composé à 100 % d’amylopectine, contre 75 % pour un maïs standard, permettant sa valorisation en alimentation humaine). Parmi ces pratiques, on retrouve le non-labour, l’utilisation de couverts végétaux ou encore la réduction du recours aux fertilisants de synthèse. Les données sont enregistrées par Euralis, qui les transmet à Tate & Lyle. Une fois traitées, le groupe britannique attribue une prime aux agriculteurs, variant en fonction de leurs résultats. Franck Camet-Lassalle, responsable grands comptes au pôle agricole d’Euralis, déclare dans le communiqué que « notre ambition pour la campagne 2026 est d’atteindre 2 000 hectares sous contrat avec 75 producteurs de maïs waxy durable ». En France, deux autres organismes stockeurs ont déjà intégré le programme développé par Tate & Lyle : Armbruster Grandes Cultures et Maïsadour, relate le communiqué.
Pomme de terre : Noriap sécurise un débouché avec Burger King
Dans un communiqué du 17 février, le groupe coopératif Noriap basé dans les Hauts-de-France a annoncé son engagement dans le projet Marianne avec l’acteur de la restauration rapide Burger King, afin de renforcer la filière de pomme de terre locale. Pour rappel, le projet en question a pour but de rapprocher les acteurs de l’amont et de l’aval, afin de sécuriser des débouchés pour les producteurs et d’apporter davantage de traçabilité. Plus en détail, le groupe coopératif s’engage à fournir, à titre exclusif, les matières premières qui serviront à produire la « Gaufrette fries », proposée dans plus de 200 restaurants Burger King. Afin d’approvisionner l’aval, Noriap indique s’appuyer notamment sur ses infrastructures de stockage, à savoir son site de Socx, basé dans le Nord, afin de préserver la qualité des pommes de terre. L’opération s’inscrit dans la stratégie globale de la coopérative à horizon 2030 lancé en janvier 2025, et intitulé Nouvelle Ère 2030. Elle vise notamment à structurer une nouvelle filière régionale de production de frites françaises destinées à la restauration.
Huile d’olive : les prix reculent après quatre années de forte hausse dans l’UE
Après quatre années consécutives de hausse, les prix à la consommation de l’huile d’olive ont reculé de 23 % dans l’ensemble de l’Union européenne (UE) en 2025, selon l'office de statistique européen Eurostat. Cette baisse intervient après une augmentation de 78 % entre 2022 et 2024. En cause, un manque de production, provoqué par la sécheresse extrême qui a touché l’ensemble du bassin méditerranéen, et en particulier l’Espagne, combiné à de faibles stocks, selon le Conseil oléicole international (COI). « Au cours des deux années précédentes, la combinaison de mauvaises récoltes successives, de pénuries d’approvisionnement et de la hausse des coûts de l’énergie a propulsé les prix à la consommation à des niveaux historiquement élevés », précise Rafael Pico Acevedo, directeur de l’Association espagnole des exportateurs d’huile d’olive (Asoliva) à Euronews Business. La production européenne est tombée à 1,39 millions de tonnes (Mt) en 2022-2023, avant de remonter à 1,55 Mt en 2023-2024, largement en dessous de la moyenne, selon le COI. Elle devrait atteindre environ 2,11 Mt lors de la campagne 2024-2025, et rester légèrement en deçà de ce niveau en 2025-2026. Depuis, l’amélioration de la production a contribué à normaliser l’offre et à desserrer ces tensions, ce qui se traduit par des baisses de prix marquées.
PPAM : fort recul des surfaces cultivées en 2025, à cause de la coriandre bio (FranceAgriMer)
Selon la dernière note de conjoncture de FranceAgriMer le 13 février, les surfaces dédiées à la culture de PPMA (plantes à parfum, aromatiques et médicinales ) en France métropolitaine en 2025 sont en forte baisse par rapport à 2024 (-10 900 hectares, -62% sur un an). « Cette tendance provient majoritairement de la chute des surfaces de coriandre en conversion bio qui s’étaient développées massivement en 2024 » est-il indiqué. Sans la coriandre, les surfaces restent stables mais offre un panorama très hétérogène. Au chapitre des baisses, les superficies en lavande et lavandin poursuivent leur baisse entamée en 2021 (-8,4% et -8,6% respectivement) pour atteindre leur niveau de 2018. De même, le thym est orienté à la baisse (-9,2%) : « des arrachages ont lieu dans l’ensemble des régions, notamment des surfaces pour la production d’huile essentielle ». A l’inverse, le basilic retrouve des couleurs après une baisse en 2024 (+34%) et la sauge sclarée (+12,9%) poursuit sa progression. D’autres variétés, comme le fenouil et le pavot, sont aussi orientés à la hausse. Enfin, « le persil, dont la culture augmente depuis 2020, atteint en 2025 un pic jamais atteint durant la dernière décennie » note FranceAgriMer.
No-low : seuls 14 % des Français ont participé au Dry January (sondage)
D’après un sondage Ipsos bva, « plus d’un Français sur dix a tenté de participer » au Dry January. Son commanditaire La Brasserie Parallèle note une déperdition par rapport à l’enquête OpinionWay menée avant ce défi du mois sans alcool. « Alors qu’un quart des Français déclaraient en amont vouloir relever le défi, ils sont finalement 14 % à avoir effectivement participé au Dry January, avec succès ou non », selon un communiqué. Parmi eux, 28 % ont respecté une abstinence totale durant tout le mois de janvier. 23 % des participants, qui s’étaient fixé le même objectif, ont finalement réduit leur consommation. 18 % ont tenté le Dry January avant d’y renoncer au cours du mois. L’étude OpinionWay montre par ailleurs que 67 % des Français ont déjà tenté de réduire leur consommation d’alcool. Plusieurs stratégies se distinguent : fixer une quantité limite d’alcool par soirée (52 %), ne pas boire avant une certaine heure (51 %), s’interdire les alcools forts (47 %), abstinence pendant une certaine période (45 %), avoir des jours sans alcool dans la semaine (44 %). Autre enseignement, 43 % des sondés regrettent le manque d’options sans alcool dans les bars et restaurants.
Saisonniers : le climat, première source de pénibilité, selon les salariés agricoles
A l'occasion d'une visioconférence organisée le 16 février par l’Afja (journalistes agricoles), les premières données du baromètre Clisève ont été présentées, qui a pour objectif d’évaluer les impacts du climat sur la santé au travail. Premier enseignement : 74% des répondants (2 600 acteurs : exploitants, salariés, saisonniers) se déclarent impuissants face aux événements climatiques. D’autre part, pour les saisonniers, le climat passe devant l’effort physique comme première cause de pénibilité au travail agricole (68% contre 29%). « De plus, 40% subissent la pénibilité climatique plus de trois mois par an. Celle-ci est aujourd’hui structurelle», souligne Caroline Véran, fondatrice de RSE Croissance Bleue, à l’origine de Clisève. Face à cela, les exploitants ont adapté les horaires (75%) et calqué l’organisation sur la météo (73%). Les salariés expriment des besoins de protection : plus d’abris (47%), un accès à l’eau (42%), plus de pauses (41%). « Ce qui frappe, c’est le caractère urgentiste des mesures. La prévention est peu développée : un salarié sur deux indique n’avoir reçu aucune information spécifique sur les risques climatiques » souligne Caroline Véran. Le baromètre Clisève sera présenté lors d’une conférence le 26 février au salon de l’Agriculture.