Viticulture: la justice suspend des restrictions d'usage du cuivre, en première instance
Saisie en référé par le fabricant allemand de pesticides, Cosaco GmbH, la justice a suspendu le 31 mars, en première instance, des restrictions d’usage du cuivre en viticulture et demandé à l’agence sanitaire Anses de «réinstruire» les demandes de mises sur le marché de produits dont elle avait décidé de ne pas renouveler l’autorisation, a annoncé le tribunal administratif de Melun. Mais l’Anses a décidé, en juillet 2025, de ne pas réautoriser la mise sur le marché de 17 produits en tout incluant du cuivre, dont ceux de la société requérante, les fabricants n’ayant pas fourni les éléments attendus, selon l’agence sanitaire, dont la décision devait s’appliquer à compter de 2027. Le tribunal administratif de Melun «a partiellement suspendu l’exécution de ces décisions, au regard de leurs conséquences économiques» pour l’industriel «et de la réduction très importante de l’offre de solutions à base de cuivre pour le secteur viticole», a indiqué le tribunal dans un communiqué. Il n’est pas «sérieusement contesté par l’Anses que la cessation de l’utilisation des produits litigieux sur la vigne aggrave la raréfaction généralisée de l’offre de solutions» à base de cuivre pour le secteur viticole «alors qu’il n’existe pas de solution de substitution fiable, notamment en agriculture biologique», a notamment déclaré le tribunal dans sa décision, consultée par l’AFP.
Vin/relations commerciales : la Cnaoc appelle à jouer collectif en vue des tunnels de prix
Face aux réticences sur le tunnel de prix dans le projet de loi d’urgence agricole, la Cnaoc a prôné le 31 mars « une approche collective ». La « priorité absolue » doit être « la sécurisation du revenu de l’ensemble des opérateurs, tout en préservant les équilibres de marché », d’après son communiqué. Le 20 mars, l’UMvin (négoce) s’était opposée le 20 mars à des « prix planchers sous la forme de tunnels de prix adossés aux seuls coûts de production ». La Cnaoc, pour qui « la sortie de crise ne peut reposer ni sur le statu quo ni sur des oppositions simplistes », propose donc une méthode. Elle comprend trois axes : les coûts de production et indicateurs de marchés doivent « être travaillés de concert » ; la boîte à outils doit « s’appliquer à l’ensemble des opérateurs » ; « le cadre interprofessionnel ne doit pas être fragilisé mais bien renforcé ». Favorable à des prix d’orientation, la Cnaoc annonce « une première expérimentation qui verra le jour sur le côtes-du-rhône rouge dès la campagne 2026 ». Côté Bordelais, « nous y travaillons », avait déclaré le 24 mars Bernard Farges, président du CIVB (interprofession). Mais en vue d’un tel dispositif, « il faut encadrer tous les opérateurs », non seulement via les contrats amont (viticulteur/négoce) mais aussi aval (vignerons indépendants, coops/ GMS), selon lui.
Reliquats d'aide bio: la crainte d'une coupe budgétaire poussée par Bercy
Selon des sources proches du dossier, les discussions entre les ministères de l'Agriculture et de l’Économie se tendent autour du dossier des reliquats d'aide à la conversion en agriculture biologique (Cab) pour 2025, 2026 et 2027. Bercy souhaiterait mettre la main sur ces fonds européens, estimés à environ 100 M€/an, pour réaliser des économies sur le budget de l'Etat. La manœuvre consisterait à flécher cette enveloppe Feader non consommée vers l'assurance récolte (dont le co-financement européen est variable et peut grimper jusqu'à 65%), pour diminuer la part de co-financement de l'Etat. Pour l'heure, aucune date n'aurait été fixée pour la réunion interministérielle d'arbitrage, indique une source. Pour rappel, la question de la distribution des reliquats divise les syndicats entre eux, et les régions qui gèrent les aides à l'installation et à l'investissement. Dans un courrier envoyé fin 2025, la Confédération paysanne et la Fnab (agriculteurs bio) ont demandé que les fonds abondent les Maec systèmes, et que celles-ci soient affectées «en priorité aux fermes biologiques». Les régions demandent que 50% des fonds reviennent aux aides à l'investissement. Au Salon de l'agriculture, le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girad a demandé que la ministre de l'Agriculture annonce rapidement la répartition des reliquats afin d'adopter des budgets rectificatifs dans les délais fixés pour cette fin de programmation.
Cadmium : la Fnab veut un addendum de l’Anses pour corriger son avis sur la bio
Dans un courrier adressé au directeur général par intérim de l’Anses daté du 30 mars, qu’Agra Presse a pu consulter, la Fnab (producteurs bio) demande la publication d’un « addendum » pour corriger « certaines erreurs et imprécisions » concernant l’agriculture biologique, dans les travaux sur le cadmium publiés le 25 mars. Dans son expertise, l’Anses estime que l’agriculture biologique « est potentiellement tout aussi impactée que l’agriculture conventionnelle par la présence de cadmium ». Face à cette affirmation, la Fnab indique que la réglementation bio est « plus stricte » sur les intrants qu’en conventionnel en vertu du règlement bio 2021/65 qui « impose des seuils limites plus restrictifs qu’en conventionnel : 60 mg/kg pour les phosphates miniers (contre 90 mg/kg en conventionnel) et 0,7 mg/kg pour les composts de biodéchets (contre 3 mg/kg en conventionnel) ». Elle regrette que l’Anses reprenne la conclusion d’une revue de littérature scientifique internationale selon laquelle « le phosphate naturel tendre est utilisé dans de nombreuses exploitations en AB », selon l’expertise. « Sur tous les apports d’engrais qu’on met dans nos champs, les engrais phosphatés représentent 0,02%. Ca veut dire qu’on n’en utilise pas», assène le co-président de la Fnab Olivier Chaloche. L’étude Phosphobio d’Arvalis, repérée par Le Monde, confirme que le phosphate naturel « semble quasiment pas utilisé par les agriculteurs bio français » (article payant).
Cantines/objectifs Egalim : le gouvernement accentue la pression sur l'administration
A l'issue d'un séminaire avec les secrétaires généraux des ministères, relatif à l’atteinte des objectifs Egalim dans la restauration collective de l’Etat, les ministres de l'Agriculture et des Comptes publics ont annoncé, dans un communiqué paru le 31 mars, plusieurs mesures visant à accentuer la pression sur l'administration. Annie Genevard et David Amiel ont demandé aux Secrétaires généraux des ministères d'établir, d’ici la fin du premier semestre, des «plans de correction» qui «fixent les moyens d’augmenter à brève échéance l’achat durable et de qualité» et d'«augmenter drastiquement les achats d’origine européenne et en soutien à la Ferme France ». David Amiel a précisé que la Direction des achats de l’Etat assurerait un contrôle systématique des nouveaux appels d’offres d’achats alimentaires lancés par les services de l’Etat ou ses opérateurs. Dans le projet de loi d'urgence agricole (LUA) transmis au Conseil d'Etat, le gouvernement a élargi la liste des produits comptabilisés dans les objectifs Egalim aux produits sous Siqo qui ont subi une préparation simple, après laquelle la composition du produit préparé demeure très majoritairement (à 95%) composé du produit sous SIQO hors Bio.
Viandes/origine: Genevard veut étendre l'obligation d'étiquetage à «la manière italienne»
Interrogée à l'Assemblée nationale le 31 mars, la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a indiqué son souhait de suivre «la manière italienne» pour étendre les obligations d'étiquetage de l'origine de la viande. «Nous avons fait bouger les lignes sur l'étiquetage de l'origine de la viande ; nous le ferons à la manière des italiens sur des expérimentations sur certains produits», a déclaré la ministre, sans précision. Interrogé, le cabinet de la ministre indique que les initiatives viseront uniquement les viandes, pas le lait - dont l'étiquetage de l'origine a été retoqué au Conseil d'Etat en 2021. Renouvelé chaque année depuis 2017, le gouvernement italien a instauré, par voie réglementaire, un «régime expérimental sur l'étiquette de l'origine de la matière première», pour plusieurs produits (pâtes, riz, tomate, viande de porc transformée, lait et produits laitiers). En France, la ministre de l'Agriculture a déjà étendu l'obligation d'indiquer l'origine en restauration hors domicile aux viandes crues porcine, ovine et de volaille en 2025. Reste notamment à l'élargir aux viandes cuites, comme les blancs de poulets, très utilisés en restauration. Le 30 mars, la filière foie a aussi fait part de sa volonté de faire l'objet d'une obligation d'étiquetage de l'origine, dont elle est exclue par son statut d'abat. Fin janvier, des États membres ont demandé à la Commission européenne de présenter, comme elle s’y est engagée, une proposition pour étendre l’étiquetage de l’origine à l’ensemble des produits alimentaires.
Prédateurs: le gouvernement va expérimenter des lâchers de lynx en 2027
A l'occasion d'une réunion, le 24 mars, du comité de pilotage du Plan national d’actions en faveur du lynx boréal (PNA), dont la programmation actuelle s'achève en 2026, le préfet coordonnateur a annoncé qu'une expérimentation de lâchers de lynx va être conduite d'ici l'an prochain, pour palier les problèmes de consanguinité des populations françaises rapportent plusieurs parties prenantes. Le territoire concerné sera volontaire, mais reste encore à le déterminer, tout comme l’origine et le nombre de lynx lâchés. Cette expérimentation pourrait être poursuivie ensuite dans le cadre de la prochaine programmation du PNA, dont l'un des axes pourrait être le «renforcement de la population», rapporte-t-on à la FNO (éleveurs d'ovins, FNSEA). Le syndicat s'inquiète notamment que des lâchers soient entrepris dans des zones de forte pression du loup, comme l'arc alpin. Dans un communiqué paru le 31 mars, les associations environnementales de FNE «se félicitent de cette initiative salutaire et strictement nécessaire». Dans un rapport publié fin 2024, l’OFB et le MNHN (Muséum d’histoire naturelle) recommandaient la « translocation » de lynx d’une population à l’autre, « seule solution pour augmenter la variabilité génétique ». Sans cette opération, la consanguinité provoquerait un « déclin progressif des effectifs pour atteindre environ 160 individus en moyenne en 2130 », selon un scénario tendanciel.
Brucellose : l’Anses propose des pistes pour renforcer la biosécurité en alpage
Dans un avis publié le 30 mars, l’Anses suggère plusieurs pistes pour renforcer la biosécurité en alpage afin d’éviter la contamination des ruminants par la brucellose, maladie diffusée par les bouquetins et transmissible à l’homme. Le rapport liste quatre objectifs en la matière : « limiter le recoupement des aires d’usage entre bétail et ongulés sauvages » ; « éviter de créer des points d'attraction pour les ongulés sauvages » ; « éviter l’utilisation par le bétail de zones possiblement contaminées » ; et « limiter le risque de transmission directe ». L’agence sanitaire propose onze mesures, allant d’une modification des dates de montée en alpage au renforcement de la présence humaine, en passant par l’utilisation de chiens de protection ou de clôtures. L’Anses reconnaît que la biosécurité en montagne « est particulièrement complexe à mettre en place » et qu’elle doit passer par une « co-construction avec les acteurs de terrain ». Par ailleurs, les experts recommandent de « renouveler le scénario de gestion recommandé pour le printemps 2026 » jusqu’en 2030 (avec réévaluation annuelle), soit entre 70 et 110 bouquetins testés (dont 20 à 55 capturés et marqués). L’Anses ne préconise pas d’étendre la zone de surveillance, hormis dans « l’extrême sud du massif des Aravis », l’un des deux massifs concernés avec celui du Bargy, dans les Alpes.
Lait : le français Standing Ovation lève 34,2 M$ pour développer sa caséine in-vitro
La start-up Standing Ovation a annoncé le 31 mars une levée de fonds de série B de 34,2 millions de dollars, dont 25 millions apportés en capital par plusieurs investisseurs (BPI France, Crédit Mutuel Innovation, Bel et Danone Ventures) et 5,7 millions en non-dilutif. « Ce financement sera principalement consacré à l’accélération de la commercialisation de nos protéines en Amérique du Nord, avant une expansion en Europe et en Asie », explique la société parisienne qui a choisi de ne pas investir dans des usines, mais de travailler en partenariat avec des industriels possédant déjà les équipements nécessaires à sa production comme le japonais Ajinomoto. Avec sa caséine par fermentation qu’elle peut obtenir à partir de sérums laitiers ou de sucres agricoles, Standing Ovation entend répondre à l’attente de l’industrie agroalimentaire, surtout laitière à travers une étroite collaboration avec Bel, tout en visant d’autres marchés tels que l’alimentation des animaux de compagnie, la nutraceutique ou la pharmacie. Elle a déjà obtenu une autorisation de commercialisation aux Etats-Unis et compte déposer une demande au niveau de l’UE.
Agroalimentaire : Unilever cède ses marques alimentaires à McCormick
Unilever a annoncé le 31 mars se séparer de sa division alimentaire, notamment les marques Knorr et Hellmann's, afin de la fusionner avec le groupe américain McCormick & Company dans le cadre d'un accord à plusieurs milliards de dollars. McCormick versera 15,7 milliards de dollars et offrira des parts dans le cadre de cet accord, au terme duquel ses actionnaires détiendront 35% du nouvel ensemble. Unilever prendra une participation de 9,9% et ses actionnaires se partageront le reste (55,1%). McCormick, qui possède notamment les épices Ducros et les ingrédients de pâtisserie Vahiné, emploie plus de 14000 personnes dans le monde et a généré environ 7 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2025, selon son site internet. Unilever avait annoncé le 20 mars avoir reçu une offre « non-sollicitée » de McCormick pour ses marques alimentaires, qui comprennent notamment les soupes Knorr et la moutarde Maille. Sous la pression d'investisseurs, dont le fonds activiste Trian du milliardaire américain Nelson Peltz, pour améliorer les performances, le groupe avait présenté en 2024 un plan stratégique pour se focaliser sur 30 marques « motrices ». Dans ce cadre, il a bouclé en décembre dernier la scission de sa division glaces (Magnum, Cornetto, Ben & Jerry's), sous le nom The Magnum Ice Cream Company.
Céréales : malgré le prix des engrais, la prévision de sole américaine de maïs revue à la hausse
Le département états-unien de l’agriculture (USDA) a publié, dans un rapport du 31 mars, sa deuxième projection de surfaces 2026 de maïs et de soja aux États-Unis, après celle livrée lors de son forum annuel survenu le mois précédent. Malgré la hausse du prix des engrais, la sole prévisionnelle 2026 de maïs aux USA a été relevée par rapport à février, passant de 94 millions d’acres (Ma) à 95,338 Ma. Si ce chiffre se confirmait sur le terrain, il s’agirait certes d’un repli annuel, sachant que l’assolement national s’élevait en 2025 à 98,8 Ma, mais moins intense que bon nombre d’analystes et opérateurs espéraient. L’analyste StoneX indique par exemple qu’en moyenne, le marché tablait ce mois-ci sur un chiffre de 94,371 Ma cette année, sachant que les plus pessimistes pariaient même sur 92,6 Ma. En soja, l’USDA a légèrement abaissé sa prévision 2026 par rapport au mois précédent, passant de 85 Ma à 84,7 Ma. Il s’agirait toutefois d’une progression de 4 % par rapport à 2025. Bien entendu, ces prévisions sont à prendre avec prudence, beaucoup de choses étant susceptibles de survenir avant le début effectif des semis au pays de l’oncle Sam.
Horticulture : l’UE reconnaît officiellement le Sapin de Noël du Morvan comme IGP
Par un règlement d’exécution publié au Journal officiel de l’UE le 31 mars, la dénomination « Sapin de Noël du Morvan » est enregistrée comme indication géographique protégée (IGP) au sein du registre de l’UE. Elle vient s’ajouter à la liste de plus de 3 900 noms protégés enregistrés dans la base de données eAmbrosia. La demande de reconnaissance, déposée en 2020, a été finalisée par la France en mai 2024 avant de passer au niveau communautaire où une issue positive était espérée, dans un premier temps, pour la fin 2025. L’aire géographique du Sapin de Noël du Morvan correspond au massif granitique du Morvan, c’est à dire la pointe septentrionale du Massif Central. La production se concentre dans plusieurs communes réparties sur trois départements : la Côte d’Or, la Nièvre et la Saône-et-Loire. L’IGP Sapin de Noël du Morvan compte dix-sept producteurs - quatre en cours d’habilitation - et un potentiel de production estimé à 800 000 sapins par an. Ce sapin est présenté coupé ou en pot et issus de trois espèces : Sapin de Nordmann, Epicéa et Sapin Noble. Ses dimensions vont de 40 cm à 15 m de hauteur.
Climat/SNBC3 : l’Autorité environnementale appelle à détailler les hypothèses agricoles
Saisie par la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), l’Autorité environnementale (Ae) estime, dans un avis du 27 mars, que la troisième Stratégie nationale bas-carbone (SNBC3) ne se dote pas des outils permettant d’atteindre ses objectifs. Pour rappel, la SNBC 3 définit une trajectoire vers la neutralité carbone à l’horizon 2050, avec une réduction de son « empreinte carbone » de 71 % à 79 % entre 2010 et 2050. En matière d’agriculture, l’Ae estime que les politiques publiques décrites dans la SNBC3 s’appuient principalement sur des dispositifs existants, sans nouvelles orientations susceptibles d’infléchir la trajectoire des émissions de gaz à effet de serre (GES). « Or, l’efficacité des mesures existantes reste à démontrer », souligne l’Autorité. À titre d’exemple, l’objectif retenu d’un gain net de 50 000 km de haies d’ici paraît « particulièrement ambitieux » dans un contexte de réduction tendancielle de ce linéaire. L’institution de contrôle souligne également le caractère « particulièrement opaque », de la présentation du secteur de l’élevage, notamment pour l’évolution du cheptel bovin, dont les hypothèses ne sont pas détaillées et recommande de les expliciter. De manière générale, elle estime que les hypothèses du scénario de la SNBC 3 et les incidences induites doivent être précisées.
Cotisations sociales : mise en œuvre de la réforme pour les exploitants le 9 avril
La réforme de l'assiette sociale et du barème des cotisations sociales des non-salariés agricoles s'appliquera pour la première fois à partir du jeudi 9 avril, à l'occasion du début de la campagne de déclaration fiscale et des revenus pour l'année 2026, rappelle la MSA dans un communiqué de presse du 30 mars. Désormais, elles sont calculées sur une assiette quasi-identique à la CSG-CRDS. Cette assiette est basée sur le revenu professionnel brut - recettes ou produits diminués des charges d’exploitation, hors cotisations sociales (modulo déductions et réintroductions fiscales), avec l’application d’un abattement forfaitaire de 26 %. « La part des cotisations dites « contributives », c’est à dire celles qui ouvrent des droits comme la retraite, augmente, tandis que la part de CSG/CRDS diminue » explique la MSA. Une cotisation RCO “additionnelle” est également mise en place, pour les chefs d’exploitation en fonction de leurs revenus, permettant d’augmenter les droits à la retraite complémentaire. Le principe d’annualité de l’assiette est maintenu, tout comme l'assiette triennale (moyenne des revenus des trois dernières années) ou la possibilité d'opter pour l'assiette annuelle (revenus de l’année précédente).
Chimie du végétal : Antoine Prevost prend la tête d’Avril Spécialités et d’Oleon
Dans un communiqué du 31 mars, le groupe Avril a annoncé la nomination d’Antoine Prevost au poste de directeur général du domaine Avril Spécialités et de la société Oleon au sein du comité exécutif d’Avril. Avril Spécialités, pôle du groupe Avril et gérant la filiale Oleon, est spécialisée dans la chimie du végétal. Il succède à Moussa Naciri, qui part en retraite à partir du 1er mai prochain. Antoine Prevost occupera officiellement son nouveau poste le 1er avril. Arrivé en 2021 en tant que directeur des opérations du groupe, il aura pour mission de « poursuivre une dynamique offensive de conquête de parts de marché, et contribuer ainsi aux priorités du plan stratégique d’Avril, Ambition 2030 ». Et ce, malgré « la dégradation du contexte économique et les incertitudes géopolitiques qui pénalisent l’activité d’Oleon depuis plusieurs mois ». Le groupe Avril indique par ailleurs être à la recherche d’un directeur des opérations.