Lors d’une conférence de presse du Cifog (interprofession du foie gras) le 30 mars, la directrice Marie-Pierre Pé a informé que la filière recherchait auprès de parlementaires le « véhicule réglementaire » qui permettrait d’imposer aux restaurateurs d’afficher l’origine du foie gras. En effet, le foie gras faisant partie des abats, il ne peut bénéficier de l’obligation d’affichage du pays d’origine des viandes crues. Il s’agirait de tirer parti de la qualité de « patrimoine culturel et gastronomique » protégé du foie gras, établie par le Code rural, a-t-elle indiqué. Une piste également suggérée par le sénateur centriste du Gers Alain Duffourg – non cité à la conférence – dans une question écrite du 12 mars au ministre des PME. La restauration redevient un débouché important pour la filière à la faveur de la reprise de la production grâce à la vaccination. Les ventes en RHD française sont remontées à environ 2,5 Mt depuis 2024 après être restées sous 1,8 Mt en 2022 et 2023, selon le suivi du panel du Cifog. L’importation est aujourd’hui limitée par l’influenza aviaire en Hongrie et la Bulgarie. Mais elle pourrait venir demain de Chine, devenue deuxième producteur mondial, comme le souligne le sénateur.
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