Agrafil du 6 novembre 2024

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Influenza: passage imminent en risque élevé dans l’ensemble de l’Hexagone (professionnels)

Le ministère de l’Agriculture a décidé de passer au niveau de risque «élevé» pour l'influenza aviaire sur l'ensemble du territoire métropolitain, apprend-on de source interprofessionnelle. L'arrêté a été mis dans le circuit de publication ce lundi 4 novembre et sa publication au Journal officiel peut être attendue ce mercredi 6 novembre, pour une entrée en application le 7. Cette décision, a expliqué le ministère, est fondée sur la dynamique forte et persistante de circulation du virus dans l'avifaune sauvage en Europe, notamment migratrice, dans les couloirs de migration traversant la France, alors que . les migrations s'intensifient au-dessus de l’Hexagone. L’arrivée en France d’oiseaux migrateurs infectés a été attestée dès la mi-septembre par la détection dans une basse-cour du Pas-de-Calais d’un variant de H5N1 n’ayant pas de lien direct avec les virus détectés récemment en France chez les laridés (goélans) autochtones et dans des élevages en Bretagne, retrace la plateforme de veille sanitaire internationale Esa dans son bulletin du 29 novembre (le bulletin du 5 novembre étant en attente de publication). Le niveau de risque avait été augmenté au niveau «modéré » début octobre.

Influenza: nouveau cas dans le Morbihan, une précédente zone réglementée étendue

Du fait d’un nouveau cas d’influenza aviaire en élevage de volailles à Évellys (Morbihan) confirmé, ce samedi 2 novembre, la zone réglementée entourant le foyer de Moréac, a été étendue, a informé la DDPP du Morbihan ce dimanche. L’élevage en question comprenait des poulets, selon l’association ATM avicole (51 000 selon le bulletin Interfilières de l’Anvol). Désormais, la zone de protection de 3 km autour des foyers comprend Moréac, Évellys, ainsi que Plumeliau, Bieuzy et Réguiny. La zone de surveillance (10 km) comprend en outre tout ou partie de Bignan, Buléon, Crédin, Kerfourn, Lantillac, Locminé, Moustoir, Guénin, La Chapelle-neuve, Noyal-Pontivy, Pleugriffet, Plumelin, Radenac, Saint-Allouestre et Saint-Thuriau. Ce 3 novembre, le dépeuplement était en cours, indiquait le communiqué de la DDPP. Les foyers de Moréac et Evellys sont les 2 seuls, sur les 9 foyers apparus en Bretagne depuis le 12 août, étant situés à l’extérieur de la bande littorale de protection renforcée Manche-Atlantique, établie sur 20 km de large en septembre dernier. 

Influenza aviaire: en Hongrie, les foyers se multiplient en élevages

La plateforme d’épidémiosurveillance animale Esa signale, dans son bulletin du 5 novembre, une «forte augmentation de l’incidence de foyers (d'influenza aviaire) de volailles en Hongrie»:  au cours de la semaine passée, «33 nouveaux foyers [y] ont été détectés en élevages de canards et oies», portant à 57 le nombre de cas en élevages de volailles depuis le premier foyer à la fin septembre 2024. L’épizootie se concentre dans le bassin de production avicole, où elle a atteint la semaine précédente une quinzaine d’élevages de canards de chair (d’après le portail de la Commission européenne Adis), ainsi que élevages de poulets, d’oies et de dindes. La densité de production est importante dans les provinces touchées, selon l’ESA. Cette flambée d’influenza en Hongrie contraste avec la prévalence (cumul de cas) observée dans les autres pays européens. Le pays de l’UE le plus touché est la Pologne, avec 10 cas, dont les trois derniers ont été déclarés les 26 et 27 octobre, «dans la même province», est-il précisé. La Bulgarie est relativement épargnée, avec trois foyers cumulés pour la saison 2024-2025, le dernier datant du 21 octobre. À l’échelle de l’UE, le bulletin du 5 octobre rapporte 109 déclarations (depuis le 1er août) en élevages de volailles.

Viande bovine: premier envoi de viande française en Corée du sud après 24 ans (presse)

«Un premier lot de 70 kg de viande bovine française de la race charolaise a été livré au pays du Matin clair», rapporte l’agence de presse Yonhap le 4 novembre, presque cinq mois après que la Corée du Sud a rouvert ses frontières au bœuf hexagonal, en juin. À cette occasion, l’ambassade de France a organisé un «séminaire et une séance de dégustation», selon le média, en présence de représentants d’Interbev (interprofession française) et des entreprises Bigard et Elivia (Terrena). La Corée du sud avait interdit les importations françaises en 2000 en raison de la crise de la vache folle. Même aujourd’hui, le pays n’accepte pas la viande des animaux français de plus de 30 mois. Une limite d’âge qu’Interbev espère voir levée en 2025, selon Yonhap. «Les trois chaînes de grandes surfaces que sont Lotte Mart, Home Plus et E-mart n'ont fait preuve que de peu d'enthousiasme vis-à-vis de l'arrivée du bœuf français», moins compétitif que les produits australiens, note toutefois l’agence. «L'arrivée du bœuf français sur le marché coréen correspond à la priorité politique pour la France, mais aussi pour la Corée», a souligné l’ambassadeur Philippe Bertoux. Et de rappeler qu’elle «a été validée par les deux chefs d'État depuis un certain temps», puis adoptée par l’Assemblée coréenne en décembre 2023.

Lait de montagne: l’union de coopératives Altitude entre au capital de Sodiaal

L’union de coopératives agricoles Altitude entre au capital de Sodiaal dans l’objectif de consolider leurs relations dans le Massif central, informe un communiqué commun du 5 novembre. Basée à Aurillac, Altitude est présente dans trois régions Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Elle est partenaire de la première coopérative laitière française depuis 2014. Adhérer à Sodiaal lui permet de garantir «un débouché durable pour ses 400 producteurs de lait (120 millions de litres sur six départements). De son côté, Sodiaal cherche à sécuriser sa collecte dans le Massif central, notamment en lait sous appellations d’origine protégée, pour approvisionner les fromageries St Mamet, St Flour et Lanobre. La filière laitière du Massif central est fragilisée par la déprise de l’élevage dans les territoires de montagne, où les coûts de production et de collecte sont supérieurs aux zones de plaine. 

Lait: le plan de l’Unell pour trouver une solution pour tous les producteurs Lactalis

L’association d’organisations de producteurs (AOP) Unell a présenté à la presse, le 5 novembre, son plan pour «trouver une solution collective» pour les producteurs concernés par les annonces de réduction de la collecte de Lactalis d'ici 2026, y compris ceux qui ne sont pas adhérents de l’AOP. «Nous voulons trouver une solution pour chaque producteur d’ici la fin de l’année [2025]», explique Yohann Serreau, le président de l’AOP (11 OP). Les producteurs ont mandaté l'entreprise de conseil Triangle pour rechercher de nouveaux débouchés pour les éleveurs concernés: 121 dans le sud des Pays de la Loire et 151 dans l’Est (160 millions de litres de lait). Des rendez-vous ont eu lieu «avec plus de 20 laiteries», indique l’Unell. À date, le «potentiel d’achat» dans l’Ouest «permet de couvrir les volumes produits par les fermes concernées». La situation est plus complexe dans l’Est, compte tenu de la diversité des laiteries et du «contexte topographique de montagne» qui «complexifie les circuits de collecte». «Les contacts sont encore en cours», précise l’Unell. Le mois de novembre sera consacré à s’assurer que les «attentes» des producteurs et des nouveaux clients concordent. Enfin, à partir du début 2025, l’Unell se donne pour objectif de mettre en relation des groupes d’éleveurs avec les acheteurs «de manière collective pour contractualiser». 

Céréales d’hiver: les 400 000 ha «perdus» l’an passé devraient pouvoir être semés cet automne

Depuis une semaine, la pluie a enfin cessé de tomber. Même si tous les sols ne sont pas encore ressuyés, la fenêtre climatique semble propice, au moins pour les dix jours à venir, pour rattraper une partie du retard. Les récoltes de maïs, tournesol, sorgho et soja et les semis de céréales d’automne devraient s’accélérer. «Même s’il est encore un peu tôt pour donner des chiffres précis, nous sommes moins inquiets qu’il y a trois semaines, confie Laurent Druesne, chef de marché national céréales chez RAGT semences. Les agriculteurs sont équipés pour travailler vite. Nous devrions pouvoir semer les 400 000 ha de céréales non emblavés l’an passé, pour retrouver une situation quasi normale.» Pour le blé tendre, la sole pourrait ainsi repasser la barre des 4,6 Mha. «Un retour à la normale est également espéré pour les orges d’hiver, poursuit-il. En revanche, blé dur et pois d’hiver sont attendus de nouveau en baisse.» Cette progression de 400 000 ha en céréales est également jugée «crédible» par Emmanuel Sterlin, responsable marketing chez Deleplanque, même si, précise-t-il, «dans notre région, il reste encore beaucoup de maïs à récolter». Les variétés adaptées aux semis plus tardifs ont, logiquement, été plébiscitées par les agriculteurs qui, dans de nombreuses régions, se sont approvisionnés au dernier moment. (Anne Gilet)

Brasseries artisanales: vingt députés proposent de les exempter de licence de débit de boisson

Donnant suite aux demandes du Syndicat national des brasseries artisanales et indépendantes (SNBI), vingt députés majoritairement centristes et de la moitié nord de la France ont déposé fin octobre une proposition de loi (PPL) visant à exempter les brasseurs de l'obligation de détenir une licence de débit de boisson pour pouvoir commercialiser leurs propres bières. La proposition de loi avait déjà été déposée par des sénateurs en 2023. Les microbrasseries ont connu un essor important dans les années 2010 en France, remaillant le territoire en sites de production; la France est désormais «leader de l'Union européenne en nombre de sites de production», soulignent les députés. Mais le secteur connaît une grave crise depuis quelques années, aggravée par l'inflation. Dans une enquête menée au printemps auprès de ses 2500 adhérents, le SNBI estimait que 67% des brasseries interrogées rencontraient des difficultés, 60% sont inquiètes à court terme et 10% envisagent une fermeture en 2024. Parmi les causes des «graves problèmes de trésorerie» figurent la baisse de consommation des ménages, mais aussi les augmentations de tarifs de l’énergie, des matières premières agricoles, de tous les emballages (et principalement des bouteilles en verre), précisait le syndicat.

Pomme de terre/ vin bio: les découvertes de gisements de cuivre se raréfient

Les découvertes de gisements de cuivre se raréfient à travers le monde et les prix s'en ressentent, selon une récente note du cabinet de conseil Ernst and Young. Le nombre de découvertes est passé d'une dizaine par an dans les années 2000 à seulement quatre sur l'ensemble des cinq dernières années comptabilisées (2018-2023). En parallèle, les cours du cuivre ont grimpé, passant de 3000-4000 $/t à près de 9000 en vingt ans. Le cuivre est particulièrement important pour les exploitations bio, notamment pour lutter contre le mildiou en viticulture ou en pomme de terre. La crainte d'un non-renouvellement de son autorisation de mise sur le marché européen en 2018 avait fait frémir le secteur bio. À cette époque, les pertes de rendement et de qualité liées à une interdiction en bio étaient estimées de 10 à 15% pour les cultures maraîchères et ornementales, de 15 à 20% pour les pommes de terre et d’environ 50 à 100% pour le houblon, le vin et les fruits, selon les estimations du Copa-Cogeca (organisations agricoles européennes). Finalement, le cuivre avait été réautorisé, à une dose diminuée.

Vin : des viticulteurs en colère manifestent devant des Lidl en Vaucluse et dans le Gard

Des viticulteurs en colère ont manifesté le 4 novembre devant des magasins Lidl à Orange (Vaucluse) et Bagnols-sur-Cèze (Gard) pour protester contre la vente à perte, selon eux, de vins d'appellation côtes-du-rhône. À Orange, les viticulteurs ont acheté des bouteilles de côtes-du-rhône vendues 1,69 euro l'unité, qu'ils ont ensuite cassées devant le magasin, a expliqué à l'AFP le président JA de Vaucluse Jordan Charransol. «Ils l'achètent 80 centimes le litre pour un coût de production de 1,40 euro», a affirmé M. Charransol, lui-même viticulteur, qui participait à cette action de la FDSEA et des JA. «En cassant les prix, ils cassent la viticulture», a-t-il ajouté, dénonçant «un déclassement du côtes-du-rhône qui, en tant qu'appellation d'origine contrôlée, répond à une réglementation stricte». «Nous en appelons aussi aux consommateurs qui ont un rôle à jouer. Ils savent bien que 1,69 euro ça ne rémunère pas le viticulteur, donc il ne faut pas acheter ces vins-là», a-t-il insisté. Dans un mail à l'AFP, Lidl a assuré que le vin en question était vendu 1,69 euro la bouteille dans une «offre commerciale ponctuelle», au lieu de 1,99 euro, un prix «positionné par rapport au marché», selon l'enseigne.

Viticulture: deux Marocains condamnés en Gironde pour traite d'êtres humains

Un père et son fils ont été condamnés à de la prison ferme le 5 novembre pour avoir exploité plusieurs de leurs compatriotes marocains travaillant dans les vignes de Gironde, où d'autres cas de traite d'êtres humains ont été mis au jour. Leur société devra verser 50.000 euros d'amende. Dénonçant une "ubérisation du secteur" et le symbole d'un "système", le parquet avait requis deux ans de prison dont un ferme à l'encontre du quinquagénaire, et une peine d'un an d'emprisonnement pour le fils, «qui a obéi à son père» selon le ministère public. Lors de l'audience mi-octobre, une demi-douzaine de victimes, auparavant mécanicien, ouvrier, salarié ou poissonnier, avaient livré des récits similaires. Tous recrutés au Maroc pour travailler comme saisonniers agricoles en France, ils ont expliqué s'être vu promettre un titre de séjour pérenne, un emploi stable rémunéré à 1.500 euros par mois et un logement. En contrepartie, ces jeunes travailleurs avaient versé aux deux hommes quelque 12.000 euros.

Kakis : à Valence, les pertes causées par le phénomène Dana dépassent souvent 70% de la récolte

Face aux graves dommages causés par le phénomène météorologique Dana dans la province de Valence (Espagne), l’association espagnole du kaki en a appelé à la mise en place de mesures de soutien pour les agricultures touchés, rapporte un article du magazine spécialisé Mercados du 1er novembre. Selon les premières estimations, les pertes ont dépassé 70 % de la récolte dans de nombreuses zones ; les pluies torrentielles, accompagnées de vent et de grêle, ayant provoqué la chute des fruits et de considérables dégâts dans les plantations. À noter qu’il n’a pas encore été possible d’évaluer l’entièreté des dommages, en raison de nombreuses routes bloquées. En plus d’affecter la production actuelle de kakis, ces fortes intempéries compromettent les rendements à venir. En effet, de nombreux arbres ont subi des dommages structurels, nécessitant un «coûteux» travail de remise en état des vergers. «Nous demandons des aides directes, des allègements fiscaux et un plan de redressement spécifique pour les producteurs de kakis», souligne l’association de producteurs. Et d’ajouter souhaiter que les autorités «s’engagent fermement à améliorer les infrastructures de drainage et de protection dans les zones agricoles afin d’atténuer les effets des phénomènes météorologiques extrêmes, de plus en plus fréquents en raison du changement climatique».

Agrivoltaïsme : en Corrèze, un «hold-up sur les terres» initié par la chambre (Modef)

Dans une lettre ouverte à Annie Genevard, le Modef a dénoncé le 5 novembre «un hold-up sur les terres agricoles» mené par la Foncière rurale de Corrèze, une SAS émanant de la chambre d’agriculture. Le syndicat alerte la ministre sur l’«accaparement des terres agricoles» par cette société, qui vise des projets dans les énergies renouvelables. Et de signaler les acquisitions de la foncière «avec la complicité de la Safer Corrèze, dont le nouveau président est membre du conseil de surveillance de la SAS. Ces manœuvres, ont, entre autres, fait grimper les prix du foncier, empêché l’installation ou la réinstallation d’agriculteurs et entravent des projets communaux». Le Modef demande à Annie Genevard de saisir les commissaires du gouvernement pour «contrôler les activités et la gestion de la Safer de Corrèze», critiquée sur l’attribution de terres à la SAS en vue de projets photovotaïques et hydroélectriques. Se disant favorable à «l’installation sur les toitures des bâtiments agricoles et industriels, des surfaces commerciales et parkings», le syndicat juge «irresponsable, tant du point de vue économique qu'environnemental ou encore sociétal, de s'obstiner à vouloir empiéter sur des espaces naturels».

Gestion de l'eau: Genevard présente les 48 bénéficiaires du fonds hydraulique

La ministre (LR) de l'Agriculture effectuait lundi 4 et mardi 5 novembre son deuxième déplacement en Occitanie après un passage dans les Pyrénées-Orientales mi-octobre, alors que se profile un nouvel épisode d'actions d'agriculteurs en colère à partir du 15 novembre. A Fabrezan (Aude), Annie Genevard a présenté les modalités de déploiement des prêts garantis par l'Etat (PGE), dévoilés la veille dans nos colonnes. Lors d'une seconde étape, à Castelnau-d'Aude, la ministre a dévoilé la liste des projets qui bénéficieront d'une aide au titre du fonds hydraulique agricole, doté de 20 millions d'euros. Au nombre de 48 dans toute la France - dont 14 en Occitanie -, ces projets visent à «sécuriser l'accès à l'eau des exploitations dans des conditions durables et respectueuses de la ressource en eau», précise le ministère dans un communiqué. Ils incluent notamment la création de retenues collinaires ou de réseaux d'irrigation, et la rénovation d'infrastructures hydrauliques diverses. Un seul projet est destiné à de la réutilisation d'eaux usées, à Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales).

UE/Mercosur: à l'Assemblée, la proposition LFI d'une résolution jugée irrecevable

Une proposition de résolution invitant le gouvernement à refuser l'accord entre l'UE et le Mercosur ne sera pas débattue à l'Assemblée lors de la journée annuelle réservée à LFI, le gouvernement l'ayant jugée irrecevable, a annoncé le 5 novembre la cheffe du groupe insoumis Mathilde Panot lors d'une conférence de presse. Il a été jugé que le texte donne «des injonctions au gouvernement», alors que «le titre de la résolution» est «invitant le gouvernement», s'est défendue Mme Panot, qui a dénoncé un «abus de pouvoir» et dit étudier les «recours possibles». Le gouvernement a jugé irrecevable le texte, lors de la conférence des présidents mardi matin à l'Assemblée, selon une source parlementaire. Tout comme il avait jugé irrecevable début octobre une proposition de résolution similaire que le groupe RN souhaitait voir débattre lors de sa «niche», le 31 octobre. Plus de 200 députés de gauche comme de droite, de l'ex-Insoumis François Ruffin, en passant par le socialiste François Hollande, jusqu'au LR Olivier Marleix, ont appelé la veille dans une tribune le gouvernement à bloquer la conclusion de l'accord de libre-échange attendu entre l'UE et les pays du Mercosur, qui selon eux «trahit» l'ambition européenne.

Coopération agricole: Magali Bocquet nommée directrice de la compétitivité et des transitions

Magali Bocquet est la nouvelle directrice de la compétitivité et des transitions de la Coopération agricole, annonce l’organisation dans un communiqué du 5 novembre. Elle succède à Benjamin Perdreau. «Après avoir débuté sa carrière dans la grande distribution (…), elle rejoint la fédération du commerce et de la distribution (FCD) en tant que cheffe du service qualité et filières agricoles, avant d’intégrer L'Alliance 7, où elle a dirigé plusieurs syndicats métiers pendant treize ans», indique le communiqué.

Partis politiques: le sénateur Vincent Louault nommé secrétaire à l’agriculture d’Horizons

Dans un message posté sur le réseau social X le 2 novembre, le sénateur d’Indre-et-Loire Vincent Louault annonce sa nomination comme secrétaire à l’agriculture du parti Horizons, fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe. Un message qu’il a conclu par: «C’est parti pour du massif!» Âgé de 52 ans, à l'initiative de la création du RSA agricole, M. Louault est agriculteur à Cigogné. Il a été élu à la chambre haute lors des dernières élections de septembre 2023, comme son père Pierre Louault avant lui. Il a déposé fin octobre une proposition de loi (PPL) sur «la qualification des zones humides», proposant pour l’obtenir de «revenir au caractère cumulatif des critères pédologique et floristique». Fin 2023, Vincent Louault s’était associé à la PPL portée par Franck Menonville (Union centriste, Meuse) visant à permettre aux brasseurs de vendre leurs propres bières sans licence.

Erratum sur la consommation de viande rouge des Français

Contrairement à ce qui était indiqué dans l’Agrafil daté du 5 novembre, en 2023, chaque Français a consommé 1,04 kg équivalent carcasse (kgéc) de viande rouge (bovine, porcine et ovine) par semaine, et non 1,04 kg. Le poids «équivalent carcasse» comprend la viande, mais aussi les parties non consommées de l’animal (peau, os, sang, graisse, découpes). Cette valeur ne peut pas donc être comparée avec la recommandation du PNNS (500 g/semaine), qui porte sur une quantité de viande effectivement ingérée.