Abonné

Acétamipride : la Conf’ demande l'application d'une « clause de sauvegarde »

- - 2 min

« La France doit mettre en place une clause de sauvegarde pour interdire l’importation de produits traités avec de l’acétamipride », demande la Confédération paysanne dans un communiqué le 12 août. Se réjouissant du maintien de l’interdiction de cet insecticide néonicotinoïde en France à la suite de la décision du Conseil constitutionnel sur la PPL Entraves, le syndicat minoritaire estime toutefois qu’il faut « protéger la production française et notre santé » par « une régulation du marché », étant donné que l’acétamipride est autorisé dans le reste de l’Union européenne et à l’international. « Cette mesure permettrait un sursaut des prix, atténuant les conséquences des pertes de rendement liées à la non-utilisation de ce pesticide », estime le syndicat. La Conf rappelle qu’une telle clause avait été instaurée en 2016 pour interdire l’importation de cerises traitées au diméthoate, avec succès puisqu’elle « n’avait à l’époque déclenché aucune guerre commerciale ». Cette clause avait finalement débouché sur l’interdiction du diméthoate dans l’UE en 2019 et l’abaissement des limites maximales de résidus (LMR) à zéro sur les produits de pays tiers importés dans l’UE, en 2020. Pour rappel, le 10 août, l’association nationale des producteurs de pommes et poires (ANPP) a demandé au gouvernement l’activation de « la procédure de sauvegarde » pour bloquer les importations en provenance d’États membres utilisant l’acétamipride.