Au Japon, des chercheurs ont détecté pour la première fois des molécules néonicotinoïdes dans les eaux de pluie, rapporte le quotidien Le Monde dans un article paru le 3 juin. La substance la plus fréquemment détectée est l'acétamipride, dont les parlementaires examinent actuellement la réautorisation dérogatoire en France dans le cadre de la proposition de loi (PPL) Entraves. Un des arguments avancés par ses promoteurs est sa plus faible rémanence que celle des néonicotinoïdes interdits en Europe. Dans cette étude parue dans la revue Environnemental monitoring and contaminants research, les échantillons ont été réalisés tout au long de l'année dans deux villes japonaises situées dans des zones agricoles, rapporte Le Monde, et 91% de ces échantillons contenaient des néonicotinoïdes. « On voit que les discours selon lesquels ces produits restent bien sagement dans les parcelles sur lesquelles ils ont été utilisés n’ont aucun fondement », a réagi le toxicologue Jean-Marc Bonmatin (CNRS), interrogé par Le Monde. Dans un communiqué paru le 5 juin, les apiculteurs de l'Unaf et le collectif Alerte des médecins sur les pesticides demandent « une réaction immédiate des autorités sanitaires françaises et notamment une réévaluation des risques de l’acétamipride pour la santé humaine et celle des pollinisateurs ».
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