Dans un article publié dans la revue Cahiers Agricultures le 8 juillet, trois chercheurs de l’Inrae appellent à la prudence face à l’engouement autour du concept d’agriculture régénératrice, une pratique, selon eux, prometteuse mais dont les impacts sont encore trop peu documentés. Comme le montrait une enquête d’Agra Presse parue en juin 2021, un nombre croissant d’acteurs de l’agroalimentaire (McCain, Nestlé) s'engagent dans l’agriculture dite régénératrice, bien que cette pratique soit parfois confondue avec d'autres concepts comme l’agriculture de conservation des sols ou l’agroécologie. En effet, à l’heure actuelle, aucune définition légale de l’agriculture régénératrice n’existe. Un agriculteur bio ou en permaculture - autre concept sans cahier des charges (voir notre enquête) - peut même se réclamer de l’agriculture régénératrice sans modifier ses pratiques. Les chercheurs n’hésitent alors pas à parler de «greenwashing». Toutefois, le principal avantage de l’agriculture régénératrice réside, selon eux, dans son récit fédérateur autour la réparation des biens communs qui «est susceptible d’avoir un effet d’entraînement d’un grand nombre d’acteurs, ce à quoi peine l’agroécologie».
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