«La plupart des gens dans le monde n’ont jamais mangé une feuille d’arbre de leur vie», regrette Eric Toensmeier, auteur américain spécialiste des plantes pérennes comestibles, dans un rapport publié en janvier. Selon les recherches de l’auteur, les feuilles d’une douzaine d’espèces d’arbres poussant en climat tempéré seraient adaptées à la consommation humaine. Crues ou cuites, les jeunes feuilles d’espèces communes en Europe comme le hêtre, le mûrier blanc ou encore le tilleul pourraient se faire une place dans nos assiettes, tout comme certaines espèces d’origine asiatique comme le kalopanax du Japon, le lyciet de Chine, ou l’angélique en arbre. «La Chine, le Japon et la Corée du Sud ont été les premières à cultiver ces espèces», souligne le rapport. En plus des atouts des arbres pour le climat et la biodiversité, les feuilles pourraient par ailleurs répondre à une demande pour des aliments plus sains, grâce à des taux élevés de fibre, calcium ou vitamines chez plusieurs espèces. Les plantations commerciales sont pour l'heure limitées au niveau mondial, avec seulement 500 000 ha de moringa ou 20 000 de nopal (cactus), contre environ 5 Mha de pommiers (source FAO).
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