Lors de la présentation de leur manifeste «Zéro déforestation importée» le 2 mars au Salon de l'agriculture, les fabricants d'aliments du bétail – privés (Snia) comme coopératifs (la Coopération agricole) – se sont engagés à utiliser 50% de soja «non déforestant» d'ici décembre 2022. Un second palier intermédiaire est fixé à 75% fin 2023, afin d'atteindre l'objectif fixé par la plateforme Duralim (100% de soja non issu de déforestation en 2025). Sur les quelque 3 Mt de tourteaux de soja importés par la France, 38% étaient garantis «zéro déforestation» en 2020, d'après l'observatoire Duralim. La guerre en Ukraine «ne remet pas en cause ces objectifs», précise David Saelens, président de la Coopération agricole Nutrition animale. Dans sa fédération, 96% des adhérents ont signé le manifeste, contre 70% pour le Snia. Les fabricants demandent à «intégrer le soja non déforestant dans la construction des indicateurs alimentaires» (Itavi et Ifip notamment). Le surcoût lié à la garantie «zéro déforestation» reste «faible», selon le président du Snia François Cholat, qui évoque une fourchette de 2 à 12 €/t. Mais «personne n'a les moyens dans la chaîne agricole de supporter ce surcoût.» Conclusion de David Saelens: «Il faut qu'on aille jusqu'au consommateur.»
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