Une alimentation ultra-transformée a des effets délétères notamment sur la fertilité et la santé cardio-métabolique des hommes, et ce quelle que soit la quantité de calories ingérées, conclut une étude publiée le 28 août dans la revue américaine Cell Metabolism et coordonnée par Romain Barrès, chercheur à l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire de Sophia Antipolis (CNRS-université de Nice Côte d'Azur) en France. Pour cette étude, 43 hommes de 20 à 35 ans, en bonne santé, divisés en deux groupes, ont suivi pendant trois semaines deux régimes successifs, avec une pause de trois mois entre les deux : l’un riche en aliments ultra-transformés et l’autre reposant sur des produits peu ou non transformés. À noter que chaque groupe a été divisé en deux sous-groupes, recevant soit un apport calorique adéquat, soit un apport excédentaire. Dans ses résultats, l’étude établit notamment un effet délétère du régime ultra-transformé sur la fertilité : chute de l’hormone stimulant la production de spermatozoïdes (FSH) et de la testostérone chez la plupart des participants, baisse du nombre de spermatozoïdes mobiles. En outre, « la consommation d'aliments ultra-transformés par rapport à celle d'aliments non transformés a entraîné une prise de poids (..) dans les groupes ayant un apport calorique adéquat et excessif », principalement en masse graisseuse.
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