La Compagnie des amandes vient d’adresser un mémorandum à la Commission européenne dans le cadre des consultations des acteurs économiques sur les contre-mesures envisagées par l’UE face aux droits de douane imposés par les États-Unis. La proposition de la Compagnie des amandes, qui déclare exploiter le premier verger d’amandiers en France, est de taxer de 50 % les amandes américaines, « ce qui les amènerait à environ 9 €/kg et réduirait significativement l’écart de prix par rapport à nos vergers français », précise son directeur général François Moulias, associé d’Arnaud Montebourg. Trois arguments sont mis en avant. Premièrement, l’attaque de la position dominante des États-Unis sur l’amande. Deuxièmement, la concurrence américaine est jugée « déloyale » au regard des pratiques agricoles et environnementales : monoculture, épuisement des sols et surconsommation d’eau, crise de pollinisation, usage de bactéricides… Enfin, dernier argument : la lutte pour une autosuffisance alimentaire européenne. (Florence Rabut)
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