Le 5 juin, Maïsadour a inauguré, à Langolen (Finistère), sa toute nouvelle pisciculture, parmi « les plus innovantes de France » sur les plans environnemental, technique et sanitaire. Le site a subi d’importants travaux de modernisation, pour un montant de plus de 6 M€. Il fonctionne désormais en circuit fermé grâce à la biofiltration de l’eau en plusieurs étapes (100 litres par seconde seulement en période d’étiage), via un système gravitaire, en ne perturbant ni les conditions de vie des poissons, ni le niveau de la rivière. Des ombrières photovoltaïques, de 6 000 m2, recouvrent l’ensemble des installations : une protection pour les poissons contre les éventuels prédateurs et contre les coups de chaud, mais aussi un investissement économique. L’énergie produite couvrira à terme largement les besoins du site pour faire fonctionner les quatre pompes de filtration : le surplus (450 kWc) sera injecté dans le réseau. Les 600 tonnes de truites produites chaque année seront transformées sur le site landais de Castets sous les marques Delmas et Delpeyrat. La filière aquacole de Maïsadour emploie aujourd’hui 110 collaborateurs et génère un chiffre d’affaires de 35 à 40 M€ sur ses deux sites bretons (Langolen et Brasparts) et sur celui d’Alba (Espagne), où le groupe est actionnaire minoritaire. (Anne Gilet)
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