L’espace urbanisé a moins augmenté que jamais entre 2021 et 2025 en Île-de-France, en ligne avec la mise en œuvre du «zéro artificialisation nette», selon l’agence d’urbanisme de la région. Ces quatre dernières années, la «consommation» d’espaces naturels, agricoles et forestiers en région parisienne s’est élevée à 554 hectares par an en moyenne, son niveau le plus faible jamais observé depuis 1982 et la création du mode d’occupation des sols, qui désigne la manière dont chaque portion du territoire est aménagée. Cela représente une baisse de 28% par rapport à la période 2012-2021, et même -39% en excluant les grands projets comme le Grand Paris Express et la ligne ferroviaire Roissy-Picardie, précise la note de janvier de l’Institut Paris région. La consommation d’espaces est définie, dans la loi Climat et résilience de 2021, comme "la création ou l’extension effective d’espaces urbanisés sur le territoire concerné", c’est-à-dire le changement d’usage de parcelles naturelles en espaces urbanisés. Avec cette baisse, la région s’inscrit dans la trajectoire de son schéma directeur environnemental pour 2040, qui prévoit une consommation maximale de 598 ha/an sur la période 2021-2031. En 2025, le sol francilien est principalement occupé par des espaces agricoles (49%), des bois et des forêts (23%), l’habitat ne représentant que 9% de la surface.
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