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Artificialisation : M. Béchu, soutien des serres controversées de Bourgneuf (Conf’)

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«Le projet des serres de Bourgneuf a été très soutenu par M. Béchu», rappelle Alain Guiffès, porte-parole de la Confédération paysanne du Maine-et-Loire. Comme nous l’expliquions dans un article récent, ce projet lancé en 2010 par un arboriculteur du Maine-et-Loire touché par le gel visait à construire 5,5 ha de serres sur 11 ha de verger pour produire 200 t de fraises par an. Mais l’agriculteur peinait à financer l’installation de panneaux photovoltaïques sur la toiture. Selon la Confédération paysanne et les articles de presse de l'époque, M. Béchu, alors président du conseil général, aurait facilité le rapprochement du producteur avec l'énergéticien Global Eco Power et avec le fonds de pension allemand Leonidas Associates France. Enveloppe totale du projet: 14 millions d’euros, dont 5,4 M€ pour les panneaux. Faute de compatibilité avec les panneaux solaires, la production de fraises a cependant été arrêtée en 2017, et les terres seraient désormais «en friche». Le permis de construire stipulait pourtant que la production d’énergie devait être couplée à la production agricole. «Alors qu'il vient d'être nommé ministre de la Transition écologique, nous attendons des réponses de M. Béchu sur l’artificialisation, mais également sur la manière dont le tarif de rachat de l’électricité finance un fonds de pension allemand», défend Alain Guiffès. Car, après la liquidation de la société Global Eco Power en 2021, les terres de Bourgneuf appartiennent désormais à la SARL Renosu. Domiciliée à Bastia, cette société serait présidée par Antje Grieseler, également présidente de Leonidas Associates France, comme elle l'a elle-même confirmé à nos confrères de Ouest-France.